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 La vie de nos ancêtres

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Adelette
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 1 Mai - 11:39

Je n'ai pas trouvé Chaussier ?

CHARCUTIER : C’est en 1475 que la profession de charcutier est définie en communauté et se sépare de celle des bouchers, même si les termes de chaircutiers ou de saulcisseurs apparaissent dès le XIVème siècle. Un métier qui reste assez peu fréquent - 130 maîtres à Paris à la Révolution - et très surveillé.

Un "marchand de chair de pourceau"
Sous l’Ancien Régime, les charcutiers ont, seuls, à l’exclusion de tous autres marchands, le droit de vendre "les chairs cuites au pot, les viandes fumées, les jambons, langues, andouilles, cervelas et boudins".
En 1789, on le définit comme "un marchand de chair de pourceau qui la coupe, qui la hache, qui la sale, qui l’assaisonne, pour en faire (mêlée avec du sang ou sans sang), des saucisses, boudins, andouilles, cervelas et autres ragoûts de chair hachée, enfermée dans des boyaux de porcs ou d’autres animaux.. Ce sont aussi les charcutiers qui préparent, qui fument et qui vendent les jambons, languets, langues de boeuf, de porc et de mouton, et qui font le négoce du lard, du petit salé cuit ou frais, du saindoux ou graisse de cochon."

De l’apprenti au maître
Le jeune apprenti charcutier doit suivre une formation rigoureuse. gé entre quinze et vingt ans, c’est-à-dire ni marié ni en âge de se marier, il doit passer quatre années consécutives avant de devenir compagnon. Pendant son apprentissage, il habite chez son maître dont il est l’unique apprenti. Puis, une fois compagnon (appelé aussi ouvrier ou valet), l’aspirant doit encore servir cinq ans afin d’accéder à la maîtrise. Trois conditions sont nécessaires :
- savoir tuer un porc, le nettoyer et le découper ;
- avoir un capital suffisant pour payer toutes les taxes et ouvrir boutique. Un charcutier doit en effet s’acquitter de 500 livres à la communauté des charcutiers, de 30 livres au roi, de 20 livres à la ville pour l’ouverture d’une boutique, ainsi que de taxes diverses en faveur d’administrations locales sans oublier des repas copieux et autres boissons aux jurés. Un cas à part : celui du fils du maître. Il n’est tenu de faire ni chef-d’oeuvre ni apprentissage. Un garçon ayant vu son père découper de la viande depuis toujours peut exercer ce métier dès l’âge de quinze ans. Il ne paie alors ni la taxe à la communauté ni l’ouverture de la boutique et s’installe dans celle de son père ;
- prêter serment, acte fondamental dans une communauté de métier. L’aspirant jure, sur les Saints Évangiles, de respecter les statuts et les règlements de la communauté, de garantir la qualité de leur travail et s’interdit toute malfaçon ou vente de marchandises avariées.

Un métier qui évolue
Les charcutiers ont d’abord pour obligation d’acheter crue aux bouchers la viande de porc qu’ils travaillent et revendent ensuite cuite, jusqu’à ce que le roi leur permette d’acheter eux-mêmes, "où bon leur semblerait", les porcs en vie pour en débiter les chairs aussi bien crues que cuites. On leur permet aussi de vendre "harens et marée durant le Carême", puis de faire des saucisses avec d’autres chairs que celle de porc, pourvu que cette "chair soit bonne et convenable". En 1791, la charcuterie profite de l’abolition des maîtrises et jurandes pour exercer librement. La limitation du nombre de charcuteries est cependant rétablie dès 1793. Elle ne sera abolie qu’en 1823, l’ouverture d’une boutique restant cependant soumise à accord préfectoral.

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 1 Mai - 12:15



JOURNALIER, BRASSIER, MANOUVRIER ..... maintenant "intérimaire


"Chaussier"  "Chaussetier"  Fabricant et vendeur de chausses, souliers et autres chaussures.








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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 1 Mai - 13:25

intéressant MERCI
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NIKA
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 1 Mai - 16:17

Pour ces bons sujets.


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Adelette
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 3 Mai - 18:15

COCHER, CONDUCTEUR DE DILIGENCE :

Les fiacres sont des carosses en commun, que l’on peut héler dans la rue et prendre comme on prend aujourd’hui un taxi. Quant aux diligences, elles sont des attelages plus lourds, qui vont d’une ville à l’autre avec une fréquence régulière, comme nos autobus... Mais beaucoup moins vite.

Deux ou quatre roues
La marche à pied reste pendant des siècles, pour la majeure partie de la population, la meilleure et moins coûteuse façon de se rendre d’un point à un autre. Voyager à cheval ou en attelage est un luxe que peu peuvent s’offrir. À la fin du XIXème siècle, un aller de Paris à Lyon représente en moyenne dix-huit mois de gages d’une servante.
La voiture attelée à quatre roues, très fréquente au Moyen ge, est encore prédominante dans la moitié nord de la France à la Révolution. Moins stable mais moins volumineuse et plus maniable, la voiture à deux roues se développe au XVIIIème siècle, particulièrement en région parisienne, puis gagne du terrain sur l’ensemble du pays jusqu’à la fin du XIXème siècle. Dans les villes, on peut louer un fiacre pour se déplacer. Au XIXème siècle, se bousculent dans les rues les landaus, victorias, omnibus à cheval...
Pour voyager, à la fin du XVIIIème siècle, on dispose du simple coche (6 sols la lieue), du cabriolet (12 sols la lieue), de la diligence (18 sols la lieue) ou de la toute nouvelle turgotine, une invention du ministre Turgot (20 sols la lieue mais les repas sont inclus !). La turgotine, maniable et rapide, avec des lignes fixes bien régulières entre les grandes villes, constitue pour l’époque une révolution. En moyenne, vers 1700, les voyages en voiture attelée se font à la vitesse de 2,2 km/h. Au milieu du XIXème siècle, les diligences atteindront ce que l’on pense être un véritable record de vitesse, avec 9,5 km/h.

Le règne du cheval
On a pu écrire que si l’automobile n’avait pas été inventée, Paris aurait été submergée en un siècle de plus par le crottin de cheval...
Curieuse image mais qui traduit tout à fait l’explosion démographique de la race chevaline au XIXème siècle, essor principalement dû au développement de l’attelage et des déplacements. "Aujourd’hui, la force d’un attelage n’a, pour ainsi dire, pas de limite, pas d’autres que la résistance du sol et du véhicule et le nombre d’animaux dont on peut disposer. C’est ainsi que l’on voit passer de lourds fardiers attelés de dix-huit à vingt chevaux en file."
Le nombre des chevaux présents dans les relais de poste et de diligence passe de 16 000 à 25 000 entre 1800 et 1843. On cherche à la fois à obtenir des races chevalines fortes, pour "le gros trait", et rapides, pour "le trait léger". Les conducteurs de diligence préconisent le boulonnais gris pommelé parce que, disent-ils, sa robe se voit bien la nuit, ou bien, pour la même raison, le percheron "généralement gris clair, tacheté et truité, quelquefois rouan".

Toujours plus vite...
Avant le XIXème siècle, voyager autrement qu’à pied sur de longues distances relève vite de l’exploit tant les routes sont mauvaises. Le réseau routier ne s’améliore vraiment que sous le Second Empire et désenclave alors aussi bien les hameaux de campagne que les villages de montagne.

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre




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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mar 5 Mai - 9:37




Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au Soleil exposé,
Six forts chevaux tiraient un Coche.








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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mar 5 Mai - 9:46

 Jean-Pierre de me lire ...

APOTHICAIRE :

Au XVIIIème siècle, apothicaire et pharmacien : deux métiers distincts. Le pharmacien vend des spécialités déjà fabriquées, l’apothicaire, lui, réalise des prescriptions médicamenteuses. Derrière leurs comptoirs et leurs binocles, les pharmaciens modernes acquièrent science et reconnaissance.
Une profession empirique et ballottée
L’apothicaire, auxiliaire des médecins et des chirurgiens, a en charge "cette partie de la médecine qui consiste en la préparation des remèdes" (Furetière) : il choisit et pèse ses ingrédients, les écrase, les malaxe, les pulvérise, les mélange… et en fait les sirops, pilules, emplâtres que lui demandent ses clients. Il correspond en quelque sorte au préparateur de nos actuelles pharmacies. La plupart des apothicaires reçoivent de leur père ou de leur beau-père leur boutique et l’essentiel de leur savoir et, avant le XIXème siècle, rares sont ceux qui suivent des études théoriques complémentaires.
Sous l’Ancien Régime, la profession reste peu répandue et concurrencée, d’une part, par les médecins et chirurgiens qui distribuent et fabriquent les remèdes, par les épiciers beaucoup aussi, et les droguistes, religieux, charlatans itinérants, guérisseurs ou sorciers de village. Chacun se bricole dans son coin ses propres remèdes (décoctions avec du vinaigre, du vin chaud, de l’eau- de-vie…), des recettes que des opuscules popularisent dès le début du XVIème. Les curés des paroisses donnent souvent conseil et annotent parfois dans les marges des registres paroissiaux quelques bonnes recettes médicinales. Les voisines ou les rebouteux paraissent tout aussi efficaces que le médecin ou le pharmacien. Enfin, cela coûte moins cher aux pauvres gens que la médecine officielle. Peu avant la Révolution par exemple, Paris ne compte que quatre-vingt-quatre maîtres apothicaires.

L’exercice de la pharmacie
Les statuts professionnels et les règlements des apothicaires et pharmaciens remontent à 1484 et parfois même à des textes plus anciens. Ainsi, un décret de la Faculté de médecine de Paris de 1301 leur interdit de donner aux malades des médicaments sans l’ordonnance d’un médecin qu’ils doivent conserver en vue d’une éventuelle justification. Ils doivent également afficher dans leur officine la liste des médecins de la ville ou du quartier. Ils obtiennent gain de cause contre la concurrence des médecins et des épiciers au XVIIème siècle.
L’entrée en apprentissage requiert une certaine fortune (pour les études, les frais de maîtrise et l’officine), en principe des connaissances (grammaire, latin, rhétorique), un minimum de quatorze ou seize ans et parfois l’appartenance à la religion catholique. Apprentis (stage pratique), puis compagnons (perfectionnement), les futurs maîtres passent des examens, notamment sur les plantes, la composition et la préparation des médicaments, et doivent réaliser un chef-d’oeuvre, de difficulté variable suivant les communautés. L’ouverture de la boutique, signalée par une enseigne au sujet caractéristique, s’accompagne de certaines formalités et d’un serment.

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.




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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mar 5 Mai - 18:36


Je me souviens chez ma grand-mère, le pharmacien préparait encore pas mal de pommades, et divers onguents.








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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 7 Mai - 9:53

Ils font encore mais beaucoup moins je pense !


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 7 Mai - 9:57

BLANCHISSEUSE :

Des lavandières qui battent le linge à la rivière aux ouvrières des grands centres de blanchissage du début du XXème siècle, la profession évolue considérablement. Métier éprouvant et très féminisé, le blanchissage du linge est toujours resté source de grand battage et de commérages

"Propre le linge, propre le linge !"
Au Moyen ge, au sein de la bourgeoisie parisienne et dans toutes les communautés, notamment religieuses, le linge est lavé à domicile, avec moult soins. Des marchands ambulants vendent des cendres pour la lessive.
Au XVIIème siècle, les lavandières vont battre à la rivière. En lavant le linge, elles contaminent l’eau. Aussi, pour protéger la santé publique, des ordonnances limitent-elles les lieux de lavage. Petit à petit, le métier s’organise et les premiers entrepreneurs s’installent, notamment sur les berges de la Seine à Paris. Moyennant un salaire mensuel, ils blanchissent chaque jour le linge des grandes maisons qui les emploient.
D’autre part, dès le début du XVIIIème siècle, les blanchisseuses disposent de petits bateaux et l’obligation de laver dans des bateaux spéciaux s’étend. On construit alors des bateaux selles, plats et couverts, dont les bords sont garnis de tablettes. Les propriétaires des bateaux perçoivent une taxe de quatre sous par personne, plus un sou de location pour l’indispensable baquet. Le développement de l’hygiène et des soins de propreté, la réduction du temps de travail (loi du 30 mars 1900) entraînent un énorme développement de la profession. Ainsi, au début du XXème siècle, l’entretien du linge de la capitale occupe 35 000 personnes à Paris et 25 000 en banlieue, dont une majorité de femmes. Les ateliers de petite blanchisserie sont insalubres, au rez-de-chaussée, dans des ruelles où l’air ne pénètre jamais. Les buanderies sont uniquement aérées par la porte, le linge blanchi bouchant les fenêtres. La vapeur qui se dégage des fers chauffés au charbon de bois et au gaz pollue l’air de ces bouges étroits et encombrés. La législation visant à améliorer les conditions de travail reste mal appliquée.
Les ouvrières blanchisseuses, à l’exception de celles employées dans la grande industrie et les vastes établissements, travaillent en général pour deux ou trois patrons. Elles touchent un salaire, plus le droit au lavage gratuit de leur linge personnel et de celui de leur famille. Les hommes, très minoritaires, sont presque exclusivement employés comme garçons de lavoir, livreurs ou attachés à des travaux mécaniques trop durs pour les femmes.

Une profession qui mouille.
Au XIXème siècle, l’alcoolisme constitue un grand fléau : les trois quarts des ouvriers absorbent régulièrement apéritifs, rhum du matin et absinthe. De nombreux cafés s’installent dans les grands centres de blanchissage.
La profession est par ailleurs éprouvante. "Toute la journée dans un baquet jusqu’à mi-corps, à la pluie, à la neige, avec le vent qui vous coupe la figure ; quand il gèle, c’est tout de même, il faut laver... On a ses jupes toutes mouillées dessus et dessous" écrit V. Hugo dans Les misérables. La tuberculose est responsable de plus de la moitié des décès chez les blanchisseuses et repasseuses contaminées par le linge, rarement désinfecté à son arrivée. Les lésions de la peau, dues à l’emploi de lessives corrosives, les lombalgies, les varices, les accouchements prématurés sont le lot commun de ces femmes qui portent des charges trop lourdes et travaillent sans cesse debout.

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.




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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 7 Mai - 13:17

Merci Adelette, très intéressant


"Un fiacre allait trottinant,
Cahin-caha, Hu, dia ! Hop là !
Un fiacre allait trottinant,
Jaune, avec un cocher blanc."


Etant gamine, j'y suis allée chez un rebouteux avec mon papa

Dur le métier de lavandière, il fallait des bras solides pour battre le linge comme ça.
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 8 Mai - 8:01









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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mer 13 Mai - 8:18

TANNEUR :
On a dit méchamment que pour faire un bon tanneur, il fallait être grand, fort et bête. Fort oui, mais le reste est gratuit. Le tanneur transforme la matière première (le cuir) sans lien direct avec l’utilisateur final ; son travail est obscur, malodorant, pénible... bref : ingrat.


Echarneurs, tanneurs et corroyeurs
L’apprentissage du métier de tanneur est difficile comme le coup de main qu’il faut acquérir, cuir après cuir. La fabrication comporte trois grands types d’opérations : l’écharnage, le tannage et le corroyage, l’ensemble prenant facilement deux ans.
L’écharnage (ou travail de rivière) consiste, après avoir fait tremper à l’eau courante les peaux brutes, à les débarrasser des souillures, poils et débris de chair, et à les préparer à subir l’action du tan. Pas question de faire un trou sur la peau gonflée d’eau et de chaux ! On doit voir la trace des longs coups de faux, signe que les cuirs ont été écharnés juste ce qu’il faut. Autrefois effectué entièrement à la main à l’aide de couteaux spéciaux (voir illustration de la page de droite), ce travail est aujourd’hui effectué avec des tonneaux roulants, les foulons, et sur des machines appelées écharneuses.
Le tannage proprement dit recouvre basserie et couchage en fosses. Les peaux sont transformées en cuir sous l’effet de substances tannantes qui se fixent sur les fibres pour les rendre imputrescibles. Les peaux passent dans une série de bassins emplis avec du jus tannant d’une concentration de plus en plus forte, puis effectuent un long séjour dans de grandes fosses où elles s’intercalent avec des couches d’écorce de chêne broyées. Le travail de basserie est délicat : il ne faut pas que la peau, dont la "fleur" est fragile au sortir des pelains, se "graine" au contact du jus de tannin où l’on aurait mis trop de poudre. Le travail du coucheur en fosse demande aussi de l’expérience, car le cuir doit reposer bien à plat sur le précédent, en suivant un mouvement circulaire, et il doit être uniformément en contact avec la poudre de tannin.
Quant au corroyeur, c’est en quelque sorte l’aristocrate du métier, qui égalise les cuirs en épaisseur. Son apprentissage est plus long, la gamme des cuirs et des outils est plus variée. Il faut savoir affûter et manier le fameux couteau à dérayer, à double lame, utiliser l’étire, petite lame de fer dont l’affûtage très soigneux sur un grès fin permet de détacher toutes les aspérités du côté chair pour donner au cuir un fini impeccable. Travail fatiguant qui donne des durillons aux doigts des corroyeurs spécialisés. Le rebroussage à la marguerite, cette grosse pièce de bois munie de dents, provoque une intense fatigue.

Machines et dangers en tout genre
L’introduction des machines, à partir de 1850, si elle supprime certains efforts, provoque la déqualification des ouvriers et est la cause de graves accidents. La presse de l’époque en rapporte de nombreux exemples : main broyée par les rebrousseuses mécaniques, doigts écrasés par les marteaux, bras arrachés par les broyeurs à écorce, fractures provoquées par les poulies…
Même en dehors des ateliers mécanisés, le danger subsiste. On cite le cas d’ouvriers morts noyés en tombant dans des fosses mais, le plus souvent, les accidents se limitent à des coupures, surtout chez les écharneurs.
Plus grave est le charbon, la plus redoutable maladie professionnelle des tanneurs, qui apparaît à partir de la fin du XIXème siècle, avec l’introduction de peaux exotiques. Elle se manifeste par une pustule maligne qui se développe sur le cou, les lèvres ou les yeux et qui entraîne la mort en l’absence de soins rapides.

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.




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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mer 13 Mai - 8:49



Métiers très difficiles et pénibles, et là il ne parle pas de l'odeur qui s'en dégage.








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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mer 13 Mai - 8:53

Oui c'est vrai, l'odeur était irrespirable ..


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mer 13 Mai - 8:58

:Merci 1:
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Lun 25 Mai - 11:10



ma généalogie m'a emmené en Algérie où j'ai trouvé un ferblantier

sur Wikipédia ceci:

Le ferblantier est celui qui fabrique ou qui vend des outils ou ustensiles en fer-blanc,
souvent ménagers tels que les casseroles, bassines, assiettes, lanternes en fer recouvert d'une fine couche d'étain.



sur un autre site:

DÉFINITION DU MÉTIER - FERBLANTIER
Le ferblantier trace et fabrique toutes sortes d'objets composés de métal en feuille et en fait la pose;

Le ferblantier monte et répare les systèmes de ventilation, de climatisation, de chauffage à air chaud ainsi que tout système servant à évacuer des matières diverses;

Le ferblantier installe des objets métalliques préfabriqués, des revêtements extérieurs ainsi que le recouvrement de toitures métalliques;

Et aussi, il applique des procédés de dessin, de découpage, de pliage, d'ancrage et d'assemblage mécanique et thermique.

L'exécution des travaux comprend la manutention reliée à l'exercice du métier pour fins d'installation immédiate et définitive.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Lun 25 Mai - 11:15

merci Commingeoise pour les explications car j'ai vu la carte postale que tu as postée mais je savais pas en quoi consistait le ferblantier..
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mar 26 Mai - 8:07


J'en ai vu travailler à Marrakech








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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mar 26 Mai - 9:24

pour ta participation à ce sujet Commingeoise ...


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NIKA
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Lun 1 Juin - 17:50

Merci Commingeoise .


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Sam 6 Juin - 8:23

BAILLI OU SENECHAL

Il commence par faire trembler, ce baillivus qui apparaît à la fin du XIIème siècle et dont l’heure de gloire est le XIIIème siècle.
L’apogée du baillivus
Probablement inspiré à Philippe-Auguste par l’exemple anglais des shériffs, c’est à l’origine un inspecteur itinérant chargé de surveiller les turbulents administrateurs de base que sont les prévôts. Il se fixe rapidement dans une vaste circonscription regroupant plusieurs prévôtés, que l’on appelle bailliage et qui subsiste jusqu’à la Révolution. En 1789, il y a environ trois cents bailliages ou sénéchaussées, le sénéchal étant l’homologue méridonial du bailli. Dans sa circonscription, représentant le roi dont il fait exécuter les mandements, il rend la justice en son nom, perçoit les revenus domaniaux en payant les dépenses locales et rassemble aussi les contingents de l’armée.
Cette fonction militaire impose que les baillis médiévaux soient des hommes d’épée. Mais pas seulement. Recrutés normalement dans la petite noblesse d’Île-de-France et de l’ancien domaine, ce sont aussi des hommes de loi qui ont évolué dans l’entourage royal. Plusieurs d’entre eux sont connus. L’un mérite un salut spécial. C’est Philippe de Beaumanoir, né en 1247, et dont la carrière est extrêment remplie. Qu’on en juge : d’abord prévôt, il devient bailli de Senlis, de Clermont-en-Beauvaisis, sénéchal de Poitou, de Saintonge, bailli de Vermandois, ambassadeur à Rome, maître du parlement, chargé en 1291 de concourir à l’organisation de l’armée du Hainaut, bailli de Senlis, de Touraine, une troisième fois de Senlis... et il meurt à 49 ans. Brillant exemple d’une mobilité géographique des hauts fonctionnaires à laquelle la rapidité des transports n’a rien apporté. Cette activité n’empêche pas Beaumanoir d’être l’un des plus grands juristes de son temps, de rédiger Les Coutumes du Beauvaisis ainsi que d’excellentes poésies courtoises.

Un déclin progressif
Contrôlés par le roi dont ils reçoivent des gages fixes, tous les baillis n’ont cependant pas un comportement irréprochable. Dès l’époque de Saint-Louis, missions d’inspection et ordonnances réglementant leurs pouvoirs se succèdent.
Narrer leur affaiblissement, c’est décrire leur dépouillement, qui dure trois siècles, du XIVème au XVIème siècle, et qui s’est d’abord fait par création d’autorités concurrentes. L’apparition des gouverneurs de villes ou de provinces retire au bailli une fonction militaire qui disparaît complètement au XVème siècle avec la création de l’armée permanente. Au même moment, la création de la taille fait de ses collecteurs, élus ou receveurs d’aides, des officiers de finances singulièrement plus efficaces que le pauvre bailli qui perd en plus ses pouvoirs de comptable. Dépouillement progressif qui est aussi l’œuvre de ses propres collaborateurs. C’est particulièrement net en matière judiciaire. À près d’un siècle de distance, nous avons deux ordonnances royales, toutes les deux prises à Blois. La première exige en 1499 que les baillis qui ne sont pas gradués en droit s’adjoignent un lieutenant pour la justice. La seconde leur interdit en 1579 de "prendre part aux délibérés de sentences rendues en leur nom par leurs lieutenants". Ils siègent donc sans délibérer à leur propre tribunal. C’est les ravaler au rang de brillants fantoches.

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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Sam 6 Juin - 9:16



Dans ma généalogie j'ai 6 sosas Bailli. dans les années 1650 1700.

Le baillage d' Aire sur la Lys.










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NIKA
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Sam 6 Juin - 10:03

Merci Adelette.


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Adelette
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mar 9 Juin - 7:52

CAFETIER :

Sous l’Ancien Régime, il existe presque autant de boissons que d’endroits et de façons de les consommer ! Cafetier, limonadier, cabaretier, tavernier, colporteur de café à la criée font partie de ces multiples professions de la boisson. Gou-glou-glou ! Avec toutefois des règles à respecter.

Les professions de la boisson
Au XVIIème siècle, plusieurs appellations (limonadier, cabaretier, marchand de vin, crieur de café, colporteur de tisane) recouvrent la profession telle que nous la connaissons actuellement. Le limonadier vend des boissons chaudes ou froides, des alcools et des glaces.
Le cabaretier désigne le tenancier d’un "cabaret à pot à pinte" (où l’on sert uniquement à boire), ou bien d’un "cabaret à pot et à assiette" (où l’on trouve nourriture et boisson), ou bien encore d’un cabaret tout court (où l’on peut également loger).
Celui qu’on appelle le marchand de vin n’a pas le droit de servir dans sa boutique et ne vend que du vin à emporter, en gros ou au détail. Il lui est interdit d’exercer pendant les services religieux, les dimanches et les fêtes, et le soir après dix heures l’été et huit heures l’hiver.
Le colporteur de café ou de tisane, un petit métier, est présent dans chaque ville sous l’Ancien Régime, malgré l’opposition des cafés-limonadiers. Le crieur de café se promène dans les rues avec une cafetière de dimension imposante. Pour deux sols, il remplit de café sans sucre les tasses qu’on lui tend, le lait faisant office d’accompagnement. Quant au colporteur de tisane, c’est à l’origine un détaillant d’eau-de-vie, puis un marchand d’eau de réglisse aromatisée et enfin un vendeur d’une solution jaune appelée "coco". Coiffé d’un casque ou d’un tricorne, il porte sur son dos une grande fontaine en fer blanc recouverte de velours rouge et parcourt les rues en agitant une sonnette. Il se sert de deux gobelets reliés par une chaînette à sa ceinture. Il fait bien sûr recette les jours de fête ou pendant la canicule.

Le café devient à la mode
C’est en 1654, à Marseille, qu’on sert pour la première fois du café dans un établissement qui en prendra le nom. À Paris, le premier "café" s’ouvre en 1671 à Saint-Germain-des-Prés. Le breuvage, mis à la mode par l’ambassadeur turc reçu à la cour de Louis XIV en 1669, fait fureur... Le café d’alors provient essentiellement de Saint-Domingue, de la Martinique ou de la Guadeloupe. Les guerres républicaines et la perte des colonies font brutalement monter les prix sous la Révolution et, pour garder leur clientèle, les cafetiers mélangent alors le café avec des glands, des châtaignes, de l’orge ou du seigle. Un cabaretier de Saint-Germain fait fortune en utilisant pour la première fois des racines de chicorée. À côté des consommations traditionnelles (vins, tisanes, cafés...), sont créées de nouvelles boissons, notamment des liqueurs, aux ingrédients surprenants (alcool d’ananas, de céleri, de café, crème de girofle, de menthe...) et aux appellations invraisemblables (crème de macaroni, ratafia du Louvre, briolet d’Alsace, baume humain, eau stomacale de l’électeur...). La consommation de tabac est bientôt associée à celle du café.

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.





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