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 La vie de nos ancêtres

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Adelette
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 20 Fév - 10:33



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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 20 Fév - 11:01



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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 20 Fév - 13:28

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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 20 Fév - 22:31

         


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 19 Mar - 18:51



                                                                                   


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 19 Mar - 20:01



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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 22 Mar - 14:29

:Merci: pour ces vieux métiers certains existent encore.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 22 Mar - 18:06

0/873][/url]


                                 


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Sam 28 Mar - 11:52

Merci Adélina.



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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Sam 28 Mar - 12:27



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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 24 Avr - 8:03

CANTONNIER




Le cantonnier est selon la définition ‘un ouvrier chargé de l’entretien des routes et de leurs bordures’
Pendant des siècles, l’entretien des routes et chemins a été assuré (tant bien que mal) par les villageois eux-mêmes ; travail obligatoire qu’on appelait la ‘corvée’, bien entendu gratuit.

Plus tard, sous la République, les agriculteurs imposables ont pu se libérer en payant par leur travail l’entretien des chemins. Ce paiement en nature ne suffisait pas. Il a paru plus efficace de créer un corps de salariés-fonctionnaires pour assurer régulièrement et consciencieusement cet ouvrage : les cantonniers, un nom qui vient de l’ancien provençal.
.
C'est sous l'impulsion de Napoléon que, en 1816, les cantonniers deviennent des agents de l'administration. Ce sont alors des ouvriers travaillant sur un canton (section de route de sept à huit kilomètres) pour le compte d'un entrepreneur adjudicataire d'un bail d'entretien définissant les travaux de maintenance ou d'amélioration d'une route et de ses dépendances.

on pouvait faire là une modeste carrière, monter en grade et même obtenir à l’ancienneté la médaille des cantonniers avec son ruban à sept raies : bleu, blanc, rouge alternées.

elle était décernée par le ministre de l’Intérieur, aux cantonniers de la voirie qui comptaient plus de 30 ans de services. Cette ancienneté de service sera réduite à 25 ans à partir de 1914. La durée des services pouvait être réduite dans le cas des agents qui, dans des circonstances spéciales, s’étaient distingués d’une manière exceptionnelle.

Extrait du Livret des Cantonniers (1882)

ART. 3 - Conditions d'admission Pour être nommé cantonnier, il faut :
1° avoir satisfait aux lois sur le recrutement, et ne pas être âgé de plus de 50 ans; 2° N'être atteint d'aucune infirmité qui puisse s'opposer à un travail journalier et assidu ; 3° Avoir travaillé dans des ateliers de construction ou de réparations de routes ou chemins ; 4° Etre porteur d'un certificat de moralité, délivré par le maire de la commune. Les postulants qui sauront lire et écrire seront préférés.

ART.5 - Signes distinctifs des cantonniers Les cantonniers auront autour de la forme de leur chapeau une bande de cuivre de 0,28 m. de longueur, et de 0,055m. de largeur, sur laquelle sera écrit en découpure le mot cantonnier. Il sera remis, en outre, à chacun de ces ouvriers un signal ou guidon, formé d'un jalon de 2 m. de longueur, divisé en décimètres, ferré par le bas et garni par le haut d'une plaque en forte tôle de 0,24 m. de largeur et de 0,16 m. de hauteur, sur chacune des faces de laquelle sera indiqué, en chiffres de 0,08 m.. de hauteur, le n° du canton. Ce guidon sera toujours planté sur le chemin, à moins de 100 m. de distance de l'endroit où travaillera le cantonnier.

ART.9 - Fixation des heures de travail Du 1er avril au 1er octobre, les cantonniers seront sur les chemins, sans désemparer, depuis six heures du matin jusqu'à six heures du soir. Le reste de l'année, ils y seront depuis le lever jusqu'au coucher du soleil ; ils prendront leurs repas sur la route aux heures qui seront fixées par les agents-voyers. La durée totale des repas n'excédera pas deux heures dans les plus longs jours de travail.

ART.11 - Présence obligée des cantonniers pendant les plus mauvais jours Les pluies, les neiges, ou autres intempéries ne pourront être un prétexte d'absence pour les cantonniers ; ils devront même dans ce cas redoubler de zèle et d'activité pour prévenir les dégradations et assurer une viabilité constante dans l'étendue de leurs cantons ; ils seront autorisés néanmoins à se faire des abris fixes ou portatifs qui n'embarrassent ni la voie publique ni les propriétés riveraines, et qui soient à la vue du chemin, à moins de 10 m. de distance, pour qu'on puisse toujours constater la présence de ces ouvriers.

ART.12 - Assistance gratuite aux voyageurs Les cantonniers doivent porter gratuitement aide et assistance aux voituriers et voyageurs, mais seulement dans le cas d'accidents.

ART.14 - Outils dont les cantonniers doivent être pourvus Chaque cantonnier sera pourvu à ses frais: d'une brouette, d'une pelle en fer, d'une pelle en bois, d'un outil dit tournée, formant pioche d'un côté et pic de l'autre, d'un rabot de fer, d'un rabot de bois, d'un râteau de fer, d'une pince en fer, d'une masse en fer et, enfin, d'un cordeau de 10 m. de longueur.

ART.15 - Outils d'espèce particulière à fournir par l'administration Outre les objets désignés dans l'article 5, il sera remis à chaque cantonnier un anneau en fer de 6 cm de diamètre pour qu'il puisse reconnaître si le cassage de la pierre, qu'il aura à répandre sur le chemin, est fait conformément aux prescriptions du devis.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 24 Avr - 8:30




Toi qui à des problèmes aux yeux je ne sais pas comment tu peux lire.




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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Sam 25 Avr - 9:16

Taupier




Personne qui détruit les taupes


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Sam 25 Avr - 11:03





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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 26 Avr - 18:01



Il conserve ce nom, car autrefois les maraîchers venaient au marché par l'eau et transportaient leurs primeurs sur de grandes barques à fond plat. On appelle en Picardie ces producteurs les "hortillons", un mot dérivé d’"hortillonnages", du nom des marais entrecoupés de canaux, où l'on pratique la culture des légumes. Ceux d'Amiens s’étendent sur 300 hectares à l'est de la ville. Il ne reste aujourd'hui qu'une dizaine d'exploitations encore en activité
- Reconstitution du marché sur l’eau dans les hortillonnages
Une seule fois par an, fin juin, le marché sur l'eau se déroule comme au XIXe siècle. Les hortillons, en costume traditionnel, descendent la Somme dans des barques chargées de légumes, de fruits rouges et de fleurs jusqu'à la place Parmentier, à Amiens, où ils installent leurs étals.





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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 26 Avr - 18:02



UN PEU D'HISTOIRE :

Quand apparut l'hortillon ? : on ne le sait pas mais il devait être bien vieux déjà quand il fut baptisé de ce nom gracieux par les soldats de César.

Au temps des Gaulois, Amiens qui s’appelait Samarobriva (Pont sur le Somme) était la capitale des Belges-Ambiens.

En 57 avant J.C., Jules César y établit sa chancellerie et, devant la nécessité de nourrir une grande quantité d’hommes, les Romains ont peut-être commencé à cultiver le fond de la vallée et donc créer les Hortillonnages.

Il faut ensuite attendre le Moyen-âge pour avoir trace de l’existence des Hortillonnages. On retrouve dans les archives des documents écrits concernant des transactions ; certaines sont d’ailleurs antérieures au XII ème siècle, elles attestent le fait qu’elles étaient cultivées pour la production de légumes.

Au temps de la féodalité, le chapitre de la Cathédrale d' Amiens accorde aux villages de Camon et de la Neuville de larges franchises municipales qui permirent aux habitants de cultiver les hortillonnages.

Dès le XII ème siècle, le quartier Saint Leu se construit et repousse les jardins. A cette époque, Amiens compte parmi les plus grandes villes du Royaume : elle a 10 à 15 000 habitants.

Au XVII ème siècle,à défaut de corporation, les Hortillons avaient formé une communauté avec à sa tête "un capitaine"

On voit apparaître cette communauté en 1636. Elle soutient un "fameux" procès contre le Chapitre de la Cathédrale au sujet de la dîme à payer sur les aires.

Le 14 août 1666, par arrêt du Parlement, les Hortillons sont condamnés à payer, avec l'arriéré, une dîme en nature ou en livres, à leur choix, soit 600 livres. Les frais du procès, qui a duré 30 ans, s'élèvent à 1218 livres avec les intérêts.

Cette dîme à payer est supprimée à la Révolution de 1789.

Le capitaine répartit les impôts et les charges, faucardement des rieux, curage etc.

Les hortillons apportaient là leurs "herbes" (légumes) le plus près possible du marché "aux herbes".

Les Hortillons devaient alors être les uniques fournisseurs en légumes et fruits de l’agglomération.

En 1651, Bonnefond dans « le jardinier français » disait : « les hortillons picards méritent l’honneur d’être appelés les plus fameux jardiniers que tous les autres de toutes les provinces de France »


Les hommes ont une jaquette, une culotte normalement courte, des bas, des souliers et un chapeau rond :
c'était le costume des paysans du nord sous Henri IV

L'hortillonne avait sur la tête une sorte de mouchoir qui lui enveloppait négligemment la tête ; sa robe plate sur le devant, forme par derrière des plis nombreux.
Rien de plus naturel que l'hortillonne soit représentée dans la galerie des stalles de la cathédrale d'Amiens.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 26 Avr - 18:04



SAINT FIACRE, PATRON DES HORTILLONS.

Ce moine, né en Irlande au VIIème siècle est le patron des jardiniers et des horticulteurs.

Il est toujours représenté en ermite muni d'une bêche. Il est très vénéré en Bretagne où il n'est jamais venu.

Moine défricheur près de Meaux, il cultivait lui-même son champ. Il délimita son ermitage avec la pointe de son bâton

qu'il traîna toute la journée, le fossé se creusant tout seul.

Il était jadis invoqué pour la guérison des hémorroïdes alors appelées "mal de saint Fiacre".

Il meurt le 30 août 670.

La Saint Fiacre était célébrée fin août à Saint Firmin le Confesseur, vielle église démolie en 1795. Elle était séparée de la Cathédrale par "une rue étroite où le vent soufflait sans trêve ni merci".

Vers les années 1860, en l'église Saint Firmin du Faubourg de Hem était une petite statue de Saint Fiacre que les hortillons de Saint Maurice portaient en procession.

Puis la Saint Fiacre fut fêtée en l'église du Sacré-Cœur d'Amiens.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Lun 27 Avr - 8:39





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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Lun 27 Avr - 10:40

intéressant ces cours d'histoire,

les cantonniers pourraient revenir au goût du jour en ce moment !!!!!

les hortillons en 2015 sont les maraîchers BIO ?

à ces époques l'impôt était prélevé sous toutes formes


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Lun 27 Avr - 12:09

Tu crois que ça à changer pour les impôts !!! moi, je ne le crois pas !


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mar 28 Avr - 8:20

L'architecte au Moyen-Âge :
un ouvrier sorti du rang

Églises, cathédrales, abbayes, châteaux-forts, ponts… le Moyen-Âge fut animé d'un formidable élan bâtisseur. Paradoxalement, cette dimension importante de la vie économique, sociale et religieuse n'a laissé qu'assez peu de traces documentaires en ce qui concerne la personnalité et la vie quotidienne des bâtisseurs. Les contrats et livres de comptes ayant survécu au temps et aux destructions ne permettent guère de s'en faire une idée précise. Et si l'iconographie nous offre de précieux renseignements sur le déroulement des chantiers, la technologie et l'outillage employés, les ouvriers n'y figurent que comme éléments secondaires d'un décor destiné à mettre en valeur la grandeur du commanditaire. Leur costume est généralement assez pauvre, mais il arrive qu'il soit plus luxueux. Au regard des sources les mieux connues, l'architecte médiéval – que l'on ne désigne pas encore de ce nom mais, entre autres, de ceux de magister operarium (maître d'œuvre), de maistre masson, voire de doctor lathomorum (docteur ès-pierres !) – ne semble être qu'un ouvrier sorti du rang, dont la rémunération est souvent à peine supérieure à celle de ses compagnons.

Pourtant, sa compétence professionnelle le classe bien au-dessus d'un simple exécutant et les chantiers qu'il conduit l'amènent à côtoyer de près le haut clergé et la noblesse. La diversité des thèmes contenus dans le célèbre Carnet de Villard de Honnecourt, du XIIIe siècle, montre bien que, deux siècles avant la redécouverte des œuvres de Vitruve et l'enthousiasme architectural de la Renaissance, l'architecte est déjà un homme dont la curiosité voire les connaissances s'étendent à d'autres domaines que celui de l'art de bâtir. Les théoriciens des mathématiques de la Renaissance, tels Luca Pacioli et Dürer, fréquenteront assidûment les loges de tailleurs de pierre et leur seront redevables de certaines des « découvertes » exposées dans leurs traités.

En fait, la difficulté à cerner la personnalité du bâtisseur médiéval résulte tout autant des préjugés que des lacunes documentaires. Car notre conception actuelle du métier d'architecte fait la part trop belle à l'aspect conceptuel et artistique du métier, considéré comme étant le plus « noble », déléguant les aspects techniques aux cabinets d'ingénierie et la réalisation à une main-d'œuvre de moins en moins qualifiée. Mais il en allait tout autrement au Moyen Age. Il n'existait ni école ni diplôme d'architecte et, bien que s'opposant déjà quelquefois, art et artisanat n'étaient pas encore perçus comme formant des domaines distincts. La conception théologique de l'art au XIIIe siècle peut en effet se résumer en une recherche de médéité parfaite entre la Beauté pure – qui n'appartient qu'à Dieu – et le miroir que doit lui offrir par son œuvre l'artisan-artiste afin qu'elle se révèle aux yeux des hommes. Dans un tel contexte spirituel, où le Monde est perçu comme étant l'œuvre du plus grand des architectes et les hiérarchies célestes et terrestres comme facteurs de continuité, il n'existe pas de véritable séparation entre l'esprit et la matière, l'art et la technique, l'important et l'accessoire. C'est à cela que fait finalement allusion la célèbre sentence de Jean Mignot, architecte parisien appelé en 1400 en consultation à Milan pour donner son avis quant au schéma géométrique devant régir l'élévation du Duomo : « Ars sine scienta nihil » – l'art sans la science n'est rien !


           


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mar 28 Avr - 8:38

J'avais du retard à la lecture,

MERCI, très intéressant
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mar 28 Avr - 8:57



Beau métier.




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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 30 Avr - 8:49

JOURNALIER, BRASSIER, MANOUVRIER : Journalier, manouvrier, brassier... Sous l’Ancien Régime, ces appellations différentes selon les régions désignent celui qui loue ses bras à la journée. On pense trop souvent qu’il s’agit d’un ouvrier agricole. Dans de nombreux cas pourtant, le terme recouvre un petit artisan rural ou citadin.

Un travailleur agricole...
Le terme de journalier est souvent classé dans le groupe des métiers liés à l’agriculture. On trouve pourtant un grand nombre de journaliers dans les registres des villes, comme une main-d’œuvre que l’étroitesse de son lopin de terre ne peut faire vivre et qui se loue là où se trouve le travail. À Bourg, sur la Dordogne, tel père de famille se déclare tantôt batelier, tantôt journalier.
L’appellation de manouvrier pose le même problème. Au XVIème siècle, les manouvriers forment de véritables bataillons, parfois plus de 10 % de la population des grands plateaux céréaliers d’Île-de-France. La définition du mot lui-même varie selon les provinces. Pierre Goubert a montré que les manouvriers du Beauvaisis appartiennent à la couche inférieure de la société paysanne. Ils s’apparentent aux mendiants mais sont assez souvent propriétaires ou locataires d’une petite maison, parfois constituée d’une pièce unique. Ils ont peu de biens, un coin de jardin qui permet quelques cultures, peu de bétail, surtout de la volaille, une vache ou quelques ovins souvent nourris par la vaine pâture. Ici, le manouvrier est un "rural non spécialisé qui travaille chez les autres, à des tâches banales, saisonnières, intermittentes : faner, moissonner, vendanger, battre en grange, aider aux menus travaux des exploitations importantes".

... un petit artisan rural...
Mais une autre catégorie de manouvriers se rencontre dans cette même région du Beauvaisis, les manouvriers-sergers qui tissent des serges durant la saison hivernale, lorsqu’il n’y a plus de travaux dans les champs. Le terme de manouvrier recouvre donc une grande diversité de conditions, celle de paysan comme celle d’ouvrier, parfois les deux en alternance.

.. ou un tâcheron citadin ?
On trouve aussi journaliers et manouvriers dans les villes, pratiquant une multitude de petits métiers et louant là aussi leurs bras à la journée. Celui qui s’en sort le mieux est celui qui réussit à se faire embaucher régulièrement, même si les salaires sont minimes. "Les conditions de vie du journalier citadin, écrit Jean Jacquart, sont encore plus difficiles qu’au village. Entassés dans les faubourgs ou les quartiers les plus pauvres, ou relégués dans les galetas des étages supérieurs des maisons, ils glissent souvent vers la mendicité ou la délinquance.

Pauvres et nombreux...
Journaliers, brassiers ou manouvriers, ils représentent toujours une part importante de la population et vivent à la frange de la mendicité. En zone rurale, ils subsistent grâce aux travaux agricoles d’appoint chez les laboureurs ou marchands fermiers (voir en page de droite le calendrier des travaux des champs) mais grâce aussi à la filature de la laine, à l’artisanat ou au transport. Ils servent encore de main-d’oeuvre d’appoint dans le bâtiment, aident les bûcherons, fabriquent des fagots... Les femmes font des lessives ou prennent des enfants en nourrice.

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.




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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 1 Mai - 11:30

beaucoup de brassiers et de brassières dans ma généalogie lors de leur mariage
puis au décès ou à la naissance des enfants ils étaient cultivateurs ou propriétaires et ménagères, "ménager de leur bien" aussi pour les hommes

j'ai vu un chaussier aussi sur un arbre cousin,


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   

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