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 La vie de nos ancêtres

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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 2 Juin - 11:21

L'inondation étendue à plusieurs régions françaises en 1856 reste une des plus importantes de notre Histoire
Elle concerna de multiples grands fleuves en crue comme le Rhône et la Loire (un des plus grands fleuves français qui se jette dans l'Atlantique) dont les eaux débordèrent sur de nombreuses villes.

Dans le nuit du 23 au 24 juin 1875, 1.400 maisons aux abords de Toulouse furent détruites. Suite à de fortes pluies sans interruption ainsi qu'une fonte des neiges importante dans les Pyrénées,  209 personnes trouvèrent la mort dans les torrents d'eau causés par le débordement.

Le Var en 2010 Les inondations du Var, des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse survenues en 2010  sont tenues aujourd'hui comme les plus importantes que le pays ait connu ces dernières années.

et puis souvenons nous des inondations de Vaison-la-Romaine en septembre 1992 faisant 30 morts ou encore celle de 2002 dans le Gard et l'Herault tuant 23 personnes.

( source géo découverte )
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 2 Juin - 11:41





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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 3 Juin - 10:27

L’endeuillé était en blanc …

Dans un lointain passé, les familles endeuillées ne s’habillaient pas en noir, mais en blanc.
La tradition du vêtement de deuil noir remonterai à Anne de Bretagne, qui décida de se vêtir de cette manière à la mort du roi Charles VIII en 1498.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Sam 4 Juin - 8:38

Autrefois, tout le monde se mariait, il n’était pas question de rester célibataire. Les hommes solitaires, à moins qu’ils ne fussent affectés de handicaps ou de tares rédhibitoires, étaient des marginaux : on s’en méfiait. Les femmes sans mari étaient plus fréquentes, par le fait même qu’elles naissaient (et naissent toujours) plus nombreuses.
Avec le développement des villes et de la classe ouvrière, la tradition campagnarde du mariage, complexe et ritualisée, va toutefois se déliter. Dans le monde ouvrier, la dimension politique et financière du mariage n’existe plus. On est souvent séparé de sa famille et de ses racines rurales et l’on est beaucoup moins attaché aux valeurs religieuses. On sort, on fait des connaissances, on se rencontre dans les guinguettes, les bals, la rue, et l’on s’installe ensemble sans toujours songer à se marier.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 5 Juin - 11:22

Un linceul pour tout cercueil

Dans nos campagnes, autrefois, il était rare que les familles aient les moyens d’offrir un cercueil à leurs défunts. La plupart du temps, on se contentait d’enterrer le mort vêtu de ses plus beaux vêtements, à savoir sa tenue de mariage, et roulé dans son linceul (un drap neuf qui, lui aussi, attend dans une armoire depuis le mariage), lequel est scellé par une couture.
Pour son dernier voyage, on confie souvent au défunt l’un de ses objets familiers, outil, souvenir, médaille. Et on lui glisse parfois une pièce de monnaie dans une poche, histoire qu’il ait de quoi graisser la patte de saint Pierre, à l’entrée du paradis.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 19 Juin - 10:41

Choisir la date du mariage :
une affaire bien compliquée !

Autrefois on ne se mariait ni en mai ni durant les mois d'été,où l'on était accaparé par les travaux des champs. On ne se mariait pas non plus certains jours de fête le dimanche était réservé aux messes et autres actions de culte, qui occupaient entièremet les curés durant les périodes de pénitence comme le carême.
Mais lorsque la période était propice on n'avait pas pour autant la possibilité de choisir le jour de la noce : le dimanche était réservé aux messes et autres actions de culte, qui occupaient entièrement les curés. Le vendredi commémorait la mort du Christ, et le mercredi, sa dénonciation par Judas.
Traditionnellement, le jeudi n'était pas un bo jour pour célébrer une noce. C'tait donc plutôt en début de semaine, de préférence le mardi, qu'on se mariait autrefois.
En fin de compte, on était rarement seul à choisir une date donnée. C'était un peu comme aujourd'hui, les samedis de juin où les mairies ne désemplissent pas Certains mardis, comme le mardi de Pâques, le mardi gras ou le mardi suivant l'épiphanie, c'était l'encombrement à l'église.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 19 Juin - 10:44

BLANCHISSEUSE : Des lavandières qui battent le linge à la rivière aux ouvrières des grands centres de blanchissage du début du XXème siècle, la profession évolue considérablement. Métier éprouvant et très féminisé, le blanchissage du linge est toujours resté source de grand battage et de commérages…
"Propre le linge, propre le linge !"
Au Moyen ge, au sein de la bourgeoisie parisienne et dans toutes les communautés, notamment religieuses, le linge est lavé à domicile, avec moult soins. Des marchands ambulants vendent des cendres pour la lessive.
Au XVIIème siècle, les lavandières vont battre à la rivière. En lavant le linge, elles contaminent l’eau. Aussi, pour protéger la santé publique, des ordonnances limitent-elles les lieux de lavage. Petit à petit, le métier s’organise et les premiers entrepreneurs s’installent, notamment sur les berges de la Seine à Paris. Moyennant un salaire mensuel, ils blanchissent chaque jour le linge des grandes maisons qui les emploient.
D’autre part, dès le début du XVIIIème siècle, les blanchisseuses disposent de petits bateaux et l’obligation de laver dans des bateaux spéciaux s’étend. On construit alors des bateaux selles, plats et couverts, dont les bords sont garnis de tablettes. Les propriétaires des bateaux perçoivent une taxe de quatre sous par personne, plus un sou de location pour l’indispensable baquet. Le développement de l’hygiène et des soins de propreté, la réduction du temps de travail (loi du 30 mars 1900) entraînent un énorme développement de la profession. Ainsi, au début du XXème siècle, l’entretien du linge de la capitale occupe 35 000 personnes à Paris et 25 000 en banlieue, dont une majorité de femmes. Les ateliers de petite blanchisserie sont insalubres, au rez-de-chaussée, dans des ruelles où l’air ne pénètre jamais. Les buanderies sont uniquement aérées par la porte, le linge blanchi bouchant les fenêtres. La vapeur qui se dégage des fers chauffés au charbon de bois et au gaz pollue l’air de ces bouges étroits et encombrés. La législation visant à améliorer les conditions de travail reste mal appliquée.
Les ouvrières blanchisseuses, à l’exception de celles employées dans la grande industrie et les vastes établissements, travaillent en général pour deux ou trois patrons. Elles touchent un salaire, plus le droit au lavage gratuit de leur linge personnel et de celui de leur famille. Les hommes, très minoritaires, sont presque exclusivement employés comme garçons de lavoir, livreurs ou attachés à des travaux mécaniques trop durs pour les femmes.

Une profession qui mouille.
Au XIXème siècle, l’alcoolisme constitue un grand fléau : les trois quarts des ouvriers absorbent régulièrement apéritifs, rhum du matin et absinthe. De nombreux cafés s’installent dans les grands centres de blanchissage.
La profession est par ailleurs éprouvante. "Toute la journée dans un baquet jusqu’à mi-corps, à la pluie, à la neige, avec le vent qui vous coupe la figure ; quand il gèle, c’est tout de même, il faut laver... On a ses jupes toutes mouillées dessus et dessous" écrit V. Hugo dans Les misérables. La tuberculose est responsable de plus de la moitié des décès chez les blanchisseuses et repasseuses contaminées par le linge, rarement désinfecté à son arrivée. Les lésions de la peau, dues à l’emploi de lessives corrosives, les lombalgies, les varices, les accouchements prématurés sont le lot commun de ces femmes qui portent des charges trop lourdes et travaillent sans cesse debout.

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mer 22 Juin - 11:31

L'origine et l'explication de proverbes connus

"Chacun abonde en son sens."
Origine : Proverbe français de Rabelais ; Tiers livre (1546)
Explication : La variante moderne de ce proverbe est la suivante "Chacun voit midi à son clocher". Autrement dit, chacun défend ses propres intérêts avant les intérêts des autres.

"Il faut avaler la pilule sans la mâcher."
Origine : Proverbe latin médiéval ("Pilulae sunt glutiendae, non manducandae.")
Explication : La signification de cet ancien proverbe nous enseigne qu'il faut accepter les blâmes et les reproches mérités, sans en ressasser l'amertume.

"Un homme sans argent est un loup sans dents."
Origine : Proverbe français de Gabriel Meurier (1568)
Explication : Un vieux proverbe français qui nous enseigne que, sans argent, nos moyens et notre influence dans la vie sont limités. Un loup sans dents n'impressionne personne !


Les anciennes expressions du XIIIe au XVIIe siècle

"Aux chevaux maigres vont les mouches."
Origine : Jean-Antoine de Baïf ; Mimes, enseignements et proverbes (1576)
Explication : Signifie que l'on persécute plus facilement un malheureux ou un misérable, qu'une personne puissante qui saurait se défendre.

"À vieille mule frein doré."
Origine : Manuscrit du XIIIe s.
Explication : Cette expression se dit, vulgairement et par reproche, à une vieille femme qui se pare et se farde. à l'origine, on utilisait cette définition quand on préparait une bête pour mieux la vendre.

"Bon sang ne peut mentir."
Origine : Proverbe cité par Noël du Fail ; Propos rustiques (1547)
Explication : Une expression devenue proverbe quand on parle de l'hérédité. Bien souvent, les qualités et défauts des parents se transmettent aux enfants. D'où cette expression française très connue "Les chiens ne font pas des chats" devenue également proverbe.

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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 26 Juin - 9:28

BOUCHER :

Le métier de boucher, au nombre des professions les plus anciennes, n’est pas si courant autrefois, surtout dans les campagnes. Le boucher n’en est pas moins un personnage important de la société. Avec ses outils et ses taches de sang, il est craint et respecté, et souvent fort en bouche…
Déjà chez les Celtes...
Avec celle des boulangers, la corporation des bouchers, puissante et respectée, est l’une des plus anciennes de France, organisée depuis l’époque gallo-romaine. Elle se targue d’avoir donné à la France un roi : Hugues Capet !
Au Moyen ge, le métier est dur. Les boutiques sont des trous sombres où le client ne pénètre pas. Le boucher harangue les passants pour vanter la qualité des viandes amassées sur l’étal. Il coupe, débite les morceaux, les soupèse. Ici, la balance est inconnue, on vend à l’estime. Les tueries sont attenantes à la boutique. Les mouches volent, les odeurs agressent la narine, on marche dans des ruisseaux de sang. Les règles d’hygiène sont difficiles à faire respecter, en dépit des contrôles et de l’interdiction de vendre la viande à la lueur des chandelles, qui lui donnent une couleur trop flatteuse... En 1351, un boucher est condamné à mort pour avoir vendu de la viande avariée..

Les tout-puissants bouchers.
L’étendue des activités du boucher au Moyen ge est considérable. Bien souvent éleveur, il tue et vend la viande de mouton, de boeuf et de porc crue. La viande de porc cuite, elle, est préparée par les cuisiniers-oyers et à partir de 1475 par les charcutiers-saulcisseurs. On dit aussi que le boucher vend de la viande de bouc, d’où l’étymologie discutable du mot boucher qui trouve, plus vraisemblablement, son origine dans le mot "bouche". Pendant la période du carême, il est également autorisé à vendre du poisson. Il fait aussi commerce de tous les sous-produits du bétail : peaux pour fabriquer les vêtements, chaussures, selles et harnais ; les suifs qui servent à faire les chandelles ; la laine, les os, la corne...
Il est souvent déjà un petit notable, en relations économiques avec les campagnes alentour, par l’intermédiaire des fameux marchands. Cette puissance économique, mais aussi le prestige et la crainte attachés à des hommes qui côtoient chaque jour la mort, le couteau à la main et le tablier éclaboussé de sang, explique le rôle important, voire politique, qu’ils jouent parfois.
À la Renaissance, les bouchers poursuivent leur ascension. Déjà placés au rang des bourgeois au Moyen ge, ils vont devenir en outre des hommes cultivés. Leurs filles épousent des banquiers et des fonctionnaires. Leurs fils deviennent médecins et avocats. L’aristocratie de la boucherie occupe les postes importants de l’État, cédant l’étal aux compagnons. La boucherie reste longtemps aux mains de quelques familles.
Les maîtres bouchers sont des personnages puissants, craints et respectés, dont le titre se transmet de père en fils. Sous l’Ancien Régime, on compte notamment une vingtaine de famille de bouchers à Paris, cinq à Limoges, mais peu dans les campagnes, où chacun tue sa propre poule, son cochon... ou se passe de viande.

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 26 Juin - 11:36

Adelette, très intéressant à parcourir.
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NIKA
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 26 Juin - 18:14

Il est vrai qu'on ne vient plus souvent lire ces beaux métiers de nos anciens .

:Merci: Adelette


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Adélina
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 18 Sep - 16:37






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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 18 Sep - 16:39





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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mer 21 Sep - 11:12

"Nos ancêtres les Gaulois", une invention de la Renaissance !

Descendons-nous vraiment des hommes (et des femmes) de Vercingétorix ? Un historien et un archéologue remettent les pendules à l'heure.


Par Frédéric Lewino
Modifié le 21/09/2016 à 07:04 - Publié le 20/09/2016 | Le Point.fr

Inventée sous la Renaissance, reprise par la Révolution française, brandie par Napoléon III, cette notion de « nos ancêtres les Gaulois » repose-t-elle sur un fait historique où n'est-ce qu'un mythe révisionniste ? C'est au tour de Nicolas Sarkozy de se réfugier derrière cette filiation pour justifier l'assimilation. Nous avons voulu en savoir un peu plus en interrogeant deux grands spécialistes de la Gaule : l'historien Dominique Garcia, spécialiste de la Gaule préromaine, actuel président de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives), et l'archéologue Jean-Louis Brunaux, spécialiste de la civilisation gauloise. Ils ne sont pas toujours d'accord.

Le Point.fr : Quelle part de vérité dans cette assertion « Nos ancêtres les Gaulois » ?

Dominique Garcia : Dès que j'ai pris connaissance de l'affirmation de Nicolas Sarkozy, j'ai réagi aussitôt sur Twitter pour dire qu'il n'avait pas saisi ou pas compris. Certes, il se place dans la tradition voulant que les gens s'identifient à un passé. En revanche, d'imaginer qu'il y a une lignée de Français qui remonte aux Gaulois, ça, c'est une aberration.

Jean-Louis Brunaux : La revendication des Gaulois comme nos ancêtres est tardive dans notre histoire. Elle apparaît timidement à la Renaissance pour affirmer l'ancienneté de la France par rapport à l'Italie. C'est surtout ça, le but. Plus tard, cette revendication de la civilisation la plus ancienne entre les pays et les rois va s'exacerber jusqu'au XIXe. Être gaulois, ce n'est pas une identité, c'est ça qu'il faut bien comprendre. Être gaulois, c'est habiter la Gaule, sachant que la Gaule est un véritable pays, un véritable espace politique. Forgé notamment par les druides, qui ont eu une influence vraiment importante. C'est un concept politique et social. Les Gaulois ne connaissent pas le droit du sang.

D. G. : Les identités, les nationalités ne sont pas des éléments figés. Elles sont construites. Ce que l'on appelle les Gaulois, en fin de compte, n'est qu'un puzzle de populations sur des territoires relativement vastes, qui sont identifiés comme Gaulois par des populations venues d'ailleurs, les Grecs, les Romains.

Faut-il parler d'un peuple gaulois ou d'une juxtaposition de tribus ?

J.-L. B. : Dès le Ve siècle avant notre ère, la Gaule est déjà un peuple mêlé. Y a déjà des Ibères, des Étrusques et bien d'autres encore. La part indigène est de très loin la plus importante, mais les peuples sont d'origines diverses, parfaitement intégrés. Le texte de César nous montre que c'est le fait d'habiter la Gaule qui fait qu'on est gaulois. Il y a plusieurs exemples de peuples d'origine germanique ayant passé le Rhin qui, quelques années plus tard, sont considérés comme gaulois avec des prérogatives et ils participent à la vie politique gauloise.

D. G. : Dans les mosaïques, il y a forcément des liens qui unissent un petit groupe à un autre. Les Gaulois sont une mosaïque de peuples qui occupent un territoire. C'est un peu comme quand on a découvert l'Amérique et qu'on a dit : c'est des Indiens. Avant la découverte de l'Amérique, Indien ne voulait rien dire, mais maintenant, cela recouvre une certaine identité. On ne peut pas dire qu'il n'y a pas eu d'identité gauloise, mais elle a été construite, et nous, nous n'en sommes pas les héritiers directs, On est les héritiers de l'ensemble de ces constructions.

L'élite gauloise a-t-elle collaboré avec le pouvoir romain ?

J.-L. B. : Je ne sais même pas si on peut dire ça. En fait, ce sont les Gaulois qui sont à l'origine de leur propre colonisation. Du moins une partie d'entre eux, ceux du Massif central qui ont demandé à César d'intervenir. Une grande partie des forces gauloises l'ont aidé à conquérir la Gaule. Mais à vrai dire, la romanisation est beaucoup plus ancienne que la guerre des Gaules. Il existait une proximité avec le commerce romain, dès les années - 150, - 100. Des nobles gaulois ne voulaient pas perdre ce commerce romain et cherchaient même à l'amplifier. Toute la noblesse était du côté de César.

Que nous reste-t-il, aujourd'hui, de « nos ancêtres les Gaulois » ?

J.-L. B. : Pas leur religion, en tout cas. On a surtout hérité d'eux notre paysage, qu'ils ont modelé. Dès le IIe ou le IIIe siècle avant J.-C., la forêt disparaît. Et surtout, ce sont les Gaulois qui ont fait les voies romaines. Ils nous ont également laissé tous les noms topographiques. Sur le plan culturel, c'est plus difficile à savoir car il n'y a pas eu de transmission écrite. Il ne reste pas grand-chose à ce niveau-là. Peut-être un état d'esprit.

Faut-il pousser à l'assimilation les populations étrangères arrivant en France ?

D. G. : La communauté n'est pas quelque chose de figé. La population d'aujourd'hui est autre que celle d'il y a vingt ans. Il n'existe pas de population qui s'assimile, il y a des gens qui construisent ensemble une identité, laquelle est sans cesse renouvelée. Être français en 2016 ne veut pas dire la même chose qu'être français en 1962.
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mer 21 Sep - 20:13

Ah ces Gaulois ! ils font couler de l'encre en ce moment !


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Sam 15 Oct - 9:37

AUBERGISTE :

Des vivres et un gîte "en sorte qu’on s’y regarde comme chez soi", telle est la vocation de l’auberge. Pour répondre au nombre croissant des voyageurs, les enseignes fleurissent, allant de l’auberge espagnole à l’hôtellerie plus raffinée. Et pour les plaisirs du palais, voici le restaurant…
Le secours des vivres et du gîte
Sous le haut Moyen ge, l’hébergement des passants est assuré par l’hospitalité privée ou les monastères. À partir du Xème siècle, l’animation des routes, due à l’essor du commerce et des transports, entraîne la création du métier d’aubergiste. Delamare écrit dans son Traité de la police : "Ce sont des lieux où l’on trouve, non seulement le secours des vivres, comme au cabaret, mais encore un gîte pour coucher et des écuries pour ses chevaux, en sorte qu’on s’y regarde comme chez soi, y trouvant toutes les mêmes commodités qu’en sa propre maison". Les auberges sont a priori plus recommandables que les cabarets ou les tavernes car "il s’y trouve des assemblées par le concours des hôtes, elles sont pacifiques et non suspectes de débauche, chacun n’y pensant qu’à ses affaires ou aux sujets de son voyage". À voir...
À l’origine, l’auberge se distingue de l’hôtel. L’auberge donne surtout le vivre tandis que l’hôtel, maison meublée dotée des commodités du service, permet de manger mais aussi de dormir. C’est seulement au XVIIIème siècle que le mot "hôtel", du latin hospitales (chambre pour les hôtes), s’imposera sur le mot "auberge".

"Marchand de sommeil" à babord !
Pour trouver un établissement en arrivant dans une ville, il est courant, surtout pour les visiteurs étrangers d’un certain rang, d’avoir recours aux lettres de recommandation pour un particulier louant un meublé ou pour le tenancier d’un hôtel. Il est également d’usage de répondre aux offres des personnes disposant de chambres à louer, postées aux portes de la ville.
L’activité hôtelière se concentre essentiellement dans les villes. Pour reconnaître ces établissements de sommeil placés au sein des autres maisons d’habitation, l’enseigne signale l’auberge par des symboles faciles à identifier, où interviennent le folklore, la faune et la flore, le roman et l’héraldique... tels Le Faucon, L’Homme Sauvage, La Couronne, La Lune, Les Armes du Roi de France, La Croix Blanche ou encore le Cheval Blanc.

Au petit bonheur la chance
Les établissements, petits pour la plupart, se composent d’une pièce commune, abondamment éclairée, chauffée par une cheminée et parfois décorée, et de chambres. Ces dernières, sont en général modestes, mal chauffées et meublées au plus simple - en sus d’un ou plusieurs lits, un banc voire un coffre. Toutes les auberges ne reçoivent pas "à pied et à cheval". Certaines proposent des entrepôts pour que les marchands y déposent leur ballots en garde.
À l’usage, les jugements sont bien contrastés. Certains se plaignent des "portes à courant d’air"et sans serrure, des lits de planches, des hôtes gourmands, des servantes impertinentes, des parasites entreprenants, et tutti quanti... D’autres évoquent vin fruité, gibier grassouillet, note honnête, matelas de plumes à qui mieux mieux ! L’ensemble s’accorde sur la qualité culinaire. Lieu de convivialité et miroir de la société, l’hôtellerie en 1789 reste une activité marginale et ne trouve son véritable essor qu’au XIXème siècle, avec la naissance du tourisme et l’amélioration des transports.

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.





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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mar 18 Oct - 10:52

10 Femmes Oubliées par les Manuels Scolaires qui ont Pourtant Révolutionné la Science.

On connaît tous Marie Curie, bien sûr. Mais elle est loin d'être la seule femme scientifique ! Bien d'autres femmes exceptionnelles sont à l'origine de progrès scientifiques décisifs. Et cela touche des domaines aussi variés que la paléontologie, la médecine et la physique. Les grandes scientifiques femmes ne sont pas citées dans les manuelles scolaires Le souci, c'est qu'on ne parle jamais de ces femmes qui ont pourtant révolutionné la science. Sans ces femmes, nos vies ne seraient sûrement pas ce qu'elles sont aujourd'hui.

Mary Anning (1799-1847) :


Paléontologue Mary Anning est une femme savante, une des premières paléontogues La vocation de Mary Anning a été scellée à l'âge de 12 ans lorsque son petit frère et elle ont découvert un squelette d’ichtyosaure, en Angleterre près de leur ville natale. Depuis ce jour, l'étude des fossiles est devenue sa passion. Petite, elle attendait avec impatience les tempêtes espérant que le vent et la pluie auraient révélé des fossiles dissimulés sous les sédiments calcaires. C'est comme ça qu'elle a découvert ses premiers squelettes entiers de ptérodactyles. Le résultat de ses recherches a largement été exploité dans le milieu scientifique de l'époque en Angleterre. Mais parce qu'elle était une femme, elle n'a jamais été reconnue par ses paires. Son nom n'a même jamais été cité.

Alice Hamilton (1869-1970) :


Chercheuse en maladies professionnelles Alice Hamilton a élaboré un tableau des maladies professionnelles En 1983, après obtenu son diplôme de doctorat en médecine à l'Université du Michigan, Alice Hamilton s'intéresse aux conditions de travail, notamment dans les entreprises qui utilisent du plomb, du mercure et des substances toxiques. Elle en fait son principal sujet d'études. De là, elle en déduit un tableau récapitulant les maladies qui résultent de l'exposition à ces produits dangereux : coliques, crampes et perte de poids causés par le plomb etc. C'est donc grâce à elle si aujourd'hui toutes ces substances toxiques ont été bannies de notre quotidien.

Lise Meitner (1878-1968) :


Physicienne Lise Meitner est une grande physicienne En 1944, le prix de Nobel de chimie a été remis à Otto Hahn, un scientifique allemand qui avait soi-disant découvert la fission nucléaire. Le problème, c’est qu'il n'est pas à l'origine de cette découverte. C'est Lise Meitner, sa collaboratrice pendant 30 ans, qui en est à l'origine. Elle maîtrisait si bien son sujet qu’elle fut d’ailleurs tout à fait capable d’expliquer à son neveu Otto Frisch les résultats de l’étude. Etant d’origine juive, et face au refus de la soutenir financièrement, elle émigre en Suède en 1938 et délaisse l’Institut de chimie Kaiser Wilhelm de Berlin. Elle a fini par donner son nom à un élément chimique synthétisé artificiellement, le meitnérium.

Inge Lehmann (1888-1993):


Sismologue Inge-Lehmann est une grande scientifique sismologue Inge Lehmann vivait au Danemark, un pays qui s’illustre notamment par le faible nombre de catastrophes naturelles. Passionnée par les mouvements terrestres, cette femme a fait de cette particularité une force en étudiant les ondes sismiques provenant de l’autre côté de la Terre. C’est grâce à cette approche qu’elle a pu déduire que le centre de la Terre était formé par un noyau solide. Son travail vient compléter celui de Beno Gutenberg, un sismologue allemand, qui a découvert en 1930 qu’au centre de la Terre, se trouvait un noyau liquide.

Hilde Mangold (1898-1924) :


Embryologue Hilde Mangold est une grande embryologue Le prix Nobel de médecine a été décerné en 1935 à un embryologue allemand, Hans Spemann. Il récompensait sa découverte sur l’effet organisateur dans le développement des embryons. Dans son discours, Hans Spemann n’a évoqué que deux fois Hilde Mangold, son étudiante. C’est pourtant grâce à elle qu’il a pu obtenir ce prix prestigieux, puisque son travail se basait sur la thèse écrite par cette femme. En 1920, elle avait réussi en effet à transplanter un tissu embryonnaire d’une espèce sur une autre espèce. Elle a pu créer deux jumeaux siamois avec des patrimoines génétiques différents. Elle avait ainsi démontré que les embryons possédaient des cellules responsables du développement du système nerveux central et de la colonne vertébrale. Hilde Mangold est décédée dans l’explosion d’un réchaud à gaz, l’année de la publication de sa thèse.

Elsie Widdowson (1906-2000) :


Diététicienne Elsie Widdowson a fondé la diététique moderne Elsie Widdowson a donné naissance à la diététique moderne. Elle a posé les grands principes d’une alimentation saine. Pour tester comment réagissait le corps humain face aux différents régimes, elle était son propre cobaye : elle s’injectait elle-même des minéraux et des vitamines dans le corps et en étudiait les effets. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, un régime à base de chou, pommes de terre, de pain et… de craie a été élaboré pour le gouvernement britannique, en partie grâce à elle.


Virginia Apgar (1909-1974) :


Anesthésiste Virginia Agpar a inventé le score d'Agpar Tous les parents, et plus encore les pédiatres, connaissent le score d’Apgar qui permet d'évaluer la santé de bébé à sa naissance. Ce qu'on sait moins, c'est que ce système d'évaluation, utilisé dans le monde entier, a été élaboré par une femme anesthésiste, Virginia Apgar. C'est pourtant un progrès considérable dans l'obstétrique pour la prise en charge de la santé des nouveau-nés. Avant cette découverte, aucun système d'évaluation ne permettait de savoir si les nourrissons naissaient en bonne santé !

Chien-Shiung (1912-1997) :


Physicienne Chien-Shiung Wu a reçu le prix Nobel de physique. Chien-Shiung Wu est une des rares femmes à avoir reçu un prix Nobel de physique, en 1957. Américaine d'origine chinoise, elle a réussi à démontrer que la loi de la conservation de la parité ne s'appliquait pas toujours. Cette loi de la parité a posé le principe que des particules qui se répètent symétriquement se comportent toujours de la même façon. Les expériences qu'elle a effectuées en 1956 lui ont permis d'infirmer cette loi physique.

Ann McLaren (1927-2007) :


Embryologue Ann Mc Laren a créé les premiers bébés souris éprouvette Et si Ann Mac Laren était la mère des bébés éprouvette ? C'est elle et son équipe qui ont réussi pour la 1 ère fois à créer des bébés souris éprouvette dans le milieu des années 50. Le procédé utilisé n'était pas si éloigné de celui employé dans la procréation médicalement assistée aujourd'hui. Il s'agissait de féconder un ovule de souris hors de son utérus puis d'implanter les embryons dans celui d'une souris porteuse. Après avoir réussi cette expérience, Ann McLaren a envoyé un télégramme à son collègue annonçant : “4 bébés-éprouvette sont nés !”


Stéphanie Kwolek (1923-2014) :



Chimiste Stéphanie Kowlek a inventé le kevlar Le Kevlar, vous connaissez sans doute ? Il s'agit d'un matériau pare-balles utilisé par les polices et les militaires du monde entier pour les protéger. Saviez-vous que c'est une femme qui l'a inventé ? Elle s'appelle Stéphanie Kowlek. Sa vocation première était la médecine. Elle intègre une entreprise américaine, Dupont, dans le but d'économiser pour pouvoir se payer l'école de médecine. Finalement, elle se prend de passion pour son travail. En 1964, son entreprise a une nouvelle mission : développer un matériau suffisamment résistant pour remplacer le cordon en acier figurant dans les pneus. Notre grande chimiste se spécialise et crée le Kevlar, si utile aujourd'hui dans de nombreux domaines, des instruments de cuisine aux vaisseaux spatiaux. Le Kevlar, qu’elle a inventé, est bien plus léger que l'acier et surtout il est 5 fois plus résistant.

On estime que la contribution de ces femmes au progrès scientifique mérite d'être mieux connue. Ces 10 femmes ont révolutionné le monde des sciences dans des domaines très variés, grâce à leurs découvertes. Elles font partie des plus grands scientifiques du monde.

Pourtant, elles sont très peu connues ou reconnues.




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Adelette
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mar 18 Oct - 11:40

Les femmes sont bien connues ne sont pas souvent reconnues ...


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mer 26 Oct - 18:15



C'est bien vrai,ma belle.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mer 26 Oct - 18:17



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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 25 Déc - 23:13

j'ai vu au début de ce poste le métier de rémouleur et il est dit que bien souvent il était le métier des Yéniches et bien j'ai connu un Manouche qui était rémouleur , il s'appelait le Russe , il avait une voix merveilleuse et avait chanté l'Ave Maria pour le baptême de ma peetite soeur adoptive , elle même manouche .

Voici une photo devant le magasin de dragées et chocolat de mes parents



et le métier de vanier par les manouches aussi , j'en ai vu faire des paniers et j'en ai eu en cadeau
je n'ai pas de photo sur mon pc, il faudra que j'en scanne une
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Lun 26 Déc - 8:34

C'est super ce partage Blouma, j'aime beaucoup ... C'est un peu de ta vie que tu nous racontes ...

Je suis très touchée.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Lun 26 Déc - 12:38

merci adelette , j'avoue que je suis souvent nostalgique du passé
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MessageSujet: les scieurs de long.   Mar 10 Jan - 6:33

Mon grand'père était scieur de long. Il venait de la région de FLORENCE ( Italie).


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En forêt de Monthiers, une croix dressée au bord de la petite route qui relie le Châtelier à la voie romaine Reims - Bar-le-Duc, interpelle le promeneur   :
---------«   Le 29 octobre 1879, Eugène MURATON, âgé de quinze ans et demi, tué à cet endroit à son travail, scieur en long. Né à Charmont – Prions Dieu pour lui   »
---------En lisant cette inscription, comment ne pas imaginer le drame, dans le bois, là, tout près …
---------Scieur de long … un métier dangereux, pénible, qui exigeait robustesse et précision et qui n’a disparu qu’à la fin des années 1950. Ces ouvriers, très spécialisés, étaient toutefois un peu mieux payés que les bûcherons.
---------Beaucoup, parmi eux, étaient étrangers   : Espagnols, Portugais, Polonais, Yougoslaves ou Italiens, renommés pour leur habileté.
---------Les scieurs de long travaillaient par équipe de deux ou trois. Ils débitaient des billes   [1] entières de hêtres, ormes, acacias, frênes, charmes et surtout chênes. Ils en faisaient des poutres, des madriers, des planches ou des traverses de chemin de fer. La demande pour ces dernières était forte et permettait plus facilement l’utilisation des bois mitraillés. Les cœurs des troncs des ormes et des frênes étaient réservés aux limonières   [2] qui devaient être très solides   ? Le châtaignier, assez rare en Argonne, servait plus particulièrement pour les charpentes, car son bois a la propriété d’éloigner les insectes.
---------Le travail se faisait sur le lieu même de la coupe, ce qui évitait débardage et transport des grumes, problématiques à l’époque, mais obligeait à loger sur place pendant la durée du chantier.
---------Les scieurs fabriquaient sur place le chevalet, appelé aussi «   chèvre   » sorte d’échafaudage destiné à recevoir la bille à débiter. Il était formé d’une grande pièce de bois, la coulette   [3], reposant à l’une de ses extrémités sur trois pattes d’environ 1m80 de haut et l’autre sur le sol.





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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mar 10 Jan - 7:32

Me suis régalée ... Merci Martine pour cet article et ce métier.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   

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