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 La vie de nos ancêtres

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Adelette
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Lun 11 Avr - 10:01

Le calendrier c'est fait pour les curés !

De même qu'ils se fichaient de l'heure qu'il était, nos ancêtres médiévaux ne s'inquiétaient guère de savoir la date, le mois ou même l'année en cours. Bien souvent ils ignoraient jusqu'aux noms des mois. Seules les saisons leur importaient parce qu'elles déterminaient les travaux à effectuer aux champs.

Le curé, plus instruit, plus au fait de l'actualité, et généralement le seul lettré du village, s'occupait pour eux de suivre le calendrier, et de poser tout au long de l'année les balises qu'étaient les différentes fêtes religieuses, seules dates qui avaient vraiment un sens à leurs yeux.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Lun 11 Avr - 11:17

La vie en ville au Moyen Âge


En contrepoint de la cathédrale ou du château fondateurs, la cité a ses nouvelles architectures de commerce et de pouvoir : la grande halle, l’hôtel de ville, le beffroi. Si les cloches de la cathédrale sonnent encore les heures du clergé, comme celles agraires de l’église de village, le beffroi, au XIVe siècle, devient peu à peu le lieu de l’horloge mécanique, celui du nouveau « temps civil » de la ville.
Les commerçants s’installent près des axes fréquentés, près des portes, sur les ponts des villes bâties autour d’un cours d’eau. On demandera alors aux tanneries, source de pollution et d’odeurs, de s’installer en aval. Ainsi les artisans se regroupent par métiers : rue des drapiers, des teinturiers, de la bûcherie (marchands de bois), dont les noms persistent aujourd’hui. Les rues marchandes sont animées de l’aurore à la nuit, les enfants, les humbles, les femmes, y descendant pour jouer, discuter, lessiver, pouponner, s’aérer tous de leur logis étroit. Boutiquiers et artisans empiètent sur une rue souvent mal chaussée ou fangeuse, séparée en deux par une rigole centrale. De part et d’autre, les façades trop rapprochées sont renforcées de bois, dont l’ennemi est l’incendie. Le débouché sur la place laisse entrevoir l’échafaud ou le gibet…

C’est en ville que l’univers des marchés offre aux gens fortunés venus de la campagne une vitrine et un accès aux produits d’échanges entre nations, étalant par exemple des épices, cannelle, poivre, safran, clous de girofle, purs produits de luxe à cette époque. Les marchés finissent par dessiner une place centrale dans les bourgs anciens, qui s’orne souvent d’une halle pour protéger les marchands. Autour d’elle, les riches commerçants essaient d’établir leurs demeures, les échevins du nouveau pouvoir administratif d’installer un monument où délibérer. L’espace public de la ville se dessine dans la coexistence de ce gouvernement municipal avec celui du seigneur local, des ordres religieux, de l’épiscopat. Cette gestion complexe se reflète même dans les fêtes : entrées triomphales, processions religieuses ou civiles. La ville y expose ses groupes sociaux : les dignitaires déambulent en costumes d’apparat, l’ordre de leur défilé donnant à lire les hiérarchies. On voit aussi défiler des métiers derrière la statue fleurie de leur saint patron, et des processions religieuses.
Les grandes villes sont découpées en paroisses, où église et cimetière sont des foyers de sociabilité de quartier. On se rencontre aux offices, mais aussi au cimetière : en plein cœur de Paris, le cimetière des innocents, qui comporte un prêchoir pour prédicateurs itinérants, est un lieu où s’installent des marchands, et où l’on trouve écrivains publics comme prostituées... Ces abords comme ceux des tavernes sont le repaire des malandrins, qui se déguisent en faux infirmes et arrachent les bourses de ceux qui s’avancent pour leur faire aumône. La nuit, les portes de la ville sont fermées et les rues parcourues par des rondes, mais ne peuvent s’y déplacer sans crainte que ceux qui ont une escorte portant torches et armes.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mar 12 Avr - 11:25

Vivre en bon chrétien au Moyen Âge



La gueule des Enfers, enluminure du Maître de la Cité des Dames,début XVème siècle

Le Moyen Âge occidental vit sous le ciment moral de la chrétienté. De la ville à la campagne, du seigneur au serf, il soude la vie intime de tous. Les clercs de l’Église, très nombreux, sont à eux seuls l’un des trois ordres sociaux : les Oratores (Ceux qui prient). À côté du clergé séculier vivant parmi la population, le clergé régulier vit selon la règle d’un ordre monastique. Les ordres de moines sont à la fois des microcosmes tournés vers la vie spirituelle et des « formateurs » des modes de vie séculiers : théologiens et clercs sont formés dans ces structures, mais aussi des hommes de science, des médecins, des artistes.
« Vivre en bon chrétien », c’est songer à une vie après la mort, pour laquelle on doit gagner son salut près de Dieu, viser le règne de la vie éternelle, et donc respecter les enseignements de l'Église pendant la vie terrestre : prier Dieu chaque jour, assister à la messe, communier à Pâques. Faire l’aumône aux pauvres, des dons à l’Église, partir en pèlerinage, peut permettre aussi d’obtenir le pardon de ses fautes. De nombreux pèlerins gagnent les lieux abritant des reliques de saints, se rendent à Rome sur le tombeau de Saint Pierre, à Jérusalem sur celui du Christ, à Saint-Jacques de Compostelle. Les rituels pèlerins se multiplient, en même temps que les saints et de nouvelles découvertes de leurs reliques : contexte de célébration de miracles, de prodiges, de dévotion. La vie ordinaire du chrétien est scandée par les célébrations religieuses qui en « sacrent » les étapes : baptême, mariage, funérailles (le sacrement de l’extrême-onction). L’année est rythmée par des fêtes religieuses, dont les deux pôles de Noël et de Pâques. Le calendrier liturgique se tresse finement entre calendrier des saisons et calendrier agricole. Les villages sont regroupés en paroisses, avec leur église, leur curé, leur cimetière.

Les chrétiens vivent dans la conscience d'une appartenance à un ensemble humain et moral, dont on doit éviter d’être exclu : ne pas vivre en état d’hérésie, ne pas risquer l’excommunication. Cette vision du monde modèle le comportement des individus : omniprésence du péché, enfer pensé comme une souffrance concrète après la mort. L’idée que la vie terrestre est le règne de l’imperfection, des inégalités, des péchés et des fautes, amène à côtoyer la mort comme une présence naturelle et familière. La grande faucheuse, qui rôde si souvent avec épidémies, guerres et famines, saura mettre fin aux maladies, à la pauvreté, aux affres de la vieillesse.
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 24 Avr - 11:52

Vivre en famille au Moyen Âge


Grisélidis remettant sa fille à Gautier de Saluces, enluminure de Maître de Boèce XVème siècle

Après 1100 seulement, les premiers rituels liturgiques du mariage indiquent une pénétration progressive du pouvoir des clercs dans la vie des familles. Ils s’assurent du consentement des époux, de la dignité religieuse de l’union. Au cours de la dernière partie du Moyen Âge, on verra progresser dans les villes une forme de famille étroite classique, groupant autour du couple ses seuls enfants, alors qu’à la campagne le groupe familial élargi persiste plus longtemps. L’aristocratie, qui a toujours considéré le mariage comme un instrument d'alliances politiques et foncières entre lignages, tient peu compte des préceptes canoniques : concubinages et mariages multiples restent pratiqués très longtemps. L’interprétation par l’Église de ses propres principes (par ex. sur les cas de nullité) lui permet de tolérer la séparation de nombreux couples de la noblesse : la femme n'est pas en mesure d'avoir un enfant, le mariage est remis en question, l’épouse peut être répudiée...

Mais le mariage chrétien est un sacrement, et l’Église veille au moins à ce qu’il n’ait pas lieu au-dessous d’un certain âge (12 ans pour les femmes, 14 ans pour les hommes), ou contre la volonté d’un des partenaires. L’amour entre conjoints est le seul explicitement permis, à condition de n’y point prendre trop de plaisir et de ne pas éviter la procréation. Les époux doivent être fidèles l’un à l’autre, vivre ensemble en élevant leurs enfants sous l’autorité de l’époux. Souvent, en ce Moyen Âge, le bébé peut hélas mourir rapidement, ou naître difforme et risquer l’abandon à la porte d’une église. Le tiers des enfants ne survit pas au-delà des cinq premières années, certains couples n’en voyant aucun arriver à la puberté. L’enfance est vue de fait comme un moment dur à passer, les parents attendant de leurs enfants « bon fruit quand ils seront grands », mais étant inquiets et réservés tant qu’ils n’ont pas passé la période critique. L’enfant n’est pas sacralisé, on admire chez lui ce qui laisse augurer de l’âge adulte. Les familles riches font appel à des nourrices, puis à des précepteurs (à partir de 7 ans). La brièveté d’ensemble de la vie fait que sa période « productive » commence tôt, et l’on pense vite à trouver un métier au nouveau venu : celui de clerc ou de chevalier a la préférence, et de très jeunes êtres sont confiés à des monastères, d’autres entraînés à la chevalerie avant l’âge de 10 ans, des petites filles placées chez un employeur dès 8 ans…


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Sam 30 Avr - 10:55

Foires internationales et commerçants au Moyen Âge

La grande ville des artisans et marchands vit liée aux routes commerciales terrestres et navigables qui traversent le royaume. Les grandes villes de France sont en lien avec des places européennes ayant chacune ses débouchés. Au sud de l’Europe, Venise, Pise et Gênes dominent le commerce méditerranéen avec leurs marchands en contact direct avec l’Orient. Au nord de l’Europe, la Hanse, puissante association de villes germaniques et scandinaves, a un vrai monopole commercial vers la mer du Nord et la Baltique. Les commerçants sont donc, dans le royaume, en rapport d’échanges lointains grâce aux rendez-vous réguliers de foires qui les connectent à leurs homologues de Bruges, d’Italie, d’Angleterre.
Paris, la Champagne, le Sud avec Beaucaire, ont ainsi des foires de niveau européen : commerçants italiens qui se rendent à Beaucaire et en Champagne (via Lyon), marchands de Flandre qui vont vers Paris et les rendez-vous champenois. On s’y croise et on échange de la soie, des draperies, mais aussi des épices d’orient.




Une scène de foire, Thomas III de Saluces, Le Chevalier errant, vers 1400-1405

Les foires champenoises que sont Provins, Lagny, Troyes, Bar-sur-Aube, connaissent aux XIIe et XIIIe siècles une renommée internationale grâce à la gestion éclairée des Comtes de Champagne : de tels rendez-vous, en principe de décision royale, ont en effet besoin du réseau des seigneurs locaux, qui offrent protection aux marchands sur leurs terres, sur les routes qui mènent aux foires. Chaque foire durant de trois à six semaines, on en pense le calendrier pour que la région ait des foires couvrant l’année… Une des plus grandes foires de France se tenait deux semaines en juin, dans la périphérie parisienne : la foire de Saint-Denis, dite foire du Lendit. On y vient de toute l’Europe, et même de Byzance. Elle mélange, trait signifiant de l’attraction de la ville au Moyen Âge, l’événement commercial, le divertissement, et le rite religieux : on y exhibait tous les ans aux Parisiens les reliques du trésor d’Aix-la-Chapelle. Ainsi la foire conjugue-t-elle destinée d’échange et divertissement local… L’accueil d’hôtes de marque, à la venue parfois liée au transit des marchands, est l’occasion de « triomphes et entrées », très prisés des habitants et des badauds avertis venus de la campagne.
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Lun 2 Mai - 10:44






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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mar 10 Mai - 8:37

Merci Adélina

Plus grand monde ici, dommage


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 12 Mai - 11:14





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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 12 Mai - 12:38

Le crieur de rue, j'ai connu ça dans mon enfance et toi ?


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 13 Mai - 10:37





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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Sam 14 Mai - 8:48

POTIER : L’idée de façonner la terre ne date pas d’hier... et le potier, "homme de la terre" s’il en est, reste l’un des plus vieux artisans de notre civilisation. Utilisées depuis toujours pour la cuisson des aliments ou au service de l’eau, les poteries deviennent alors objets de décoration ou même d’art.
L’eau, l’air, la terre... et la poterie
L’apparition de la poterie, étape essentielle dans l’histoire de la civilisation, remonte à l’époque néolithique. Les premières poteries, cuites à l’air libre, sont mates et poreuses, de couleur sombre. On découvre très tôt le moyen de les rendre imperméables grâce à un enduit à base de silice. À l’époque gauloise, l’industrie de la poterie est très développée. Les enduits transparents à base de plomb, dits vernis, se généralisent dans la France carolingienne du XIIème siècle. Les grès, dont la pâte est vitrifiée par une cuisson à haute température, apparaissent en Beauvaisis au XIVème siècle. Ils sont surtout utilisés dans le Nord, pour la salaison et la conservation du lait, tandis que les régions méridionnales préfèrent les poteries vernissées. La faïence, répandue au XVIème siècle en France par les Italiens, est une poterie recouverte d’une glaçure opaque à base d’étain, blanche ou teintée. Les faïences, destinées à une riche clientèle et fabriquées dans d’importantes manufactures, connaissent leur apogée au XVIIIème siècle. Elles commencent à pénétrer les milieux populaires lorsque les classes aisées se tournent vers la porcelaine.

Potier, dis-moi qui tu es…
Le potier est doublement homme de la terre : il la façonne et il la cultive. Sauf pour les plus grands centres, il est aussi un cultivateur qui retourne à son champ et à sa vigne si son activité d’artisan n’est plus suffisamment rentable. Inversement, des paysans deviennent artisans par leur mariage avec la fille d’un potier, bien que les alliances se fassent en général entre familles de la même corporation.
La situation sociale du potier est très variable selon sa place dans la hiérarchie du métier, la région et l’importance des ateliers. À Saint-Amand au XVIIIème siècle, les maîtres potiers-laboureurs propriétaires de leurs ateliers sont des gens aisés, qui savent lire, écrire et compter. En revanche, les maîtres potiers-métayers qui doivent céder à leur propriétaire la moitié de leur production sont souvent aussi pauvres que des ouvriers.
Le tourneur est le plus qualifié, le plus apprécié et le mieux payé des ouvriers, même dans les ateliers industrialisés. Le tournage est l’apanage des hommes. Les femmes et les filles des potiers sont cantonnées dans des besognes annexes et mal rétribuées, telles la pose des anses et les finitions. Il est propriétaire de son tour et travaille avec un manœuvre et une finisseuse qu’il paye sur son salaire. Il est rémunéré à la pièce, au compte (un ensemble de pots) ou à la journée.

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Sam 14 Mai - 14:26



Merci Adelette,pour la documentation.




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NIKA
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Sam 14 Mai - 15:01



mon amie est potier , elle habitait à Olliergues dans le Puy de Dôme mais pas assez de passage dans sa petite ville donc pas assez de clients dans sa boutique m^me avec les déplacements dans les expositions . Elle a déménagé pour s'installer près de Nantes . Elle ne sera jamais riche mais aime son beau métier de créatrice .


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 15 Mai - 14:33

MARECHAL FERRANT :

Autrefois, pas de village sans forge, sans maréchal-ferrant et sans le bruit familier du marteau frappant en cadence sur l’enclume... Personnage central et reconnu de la vie villageoise traditionnelle, il cumule souvent les fonctions de forgeron, ferronnier et taillandier.
Le maréchal-ferrant et son atelier
Le perfectionnement de l’agriculture, le développement de la culture attelée et l’essor du cheval dans les transports font la fortune du maréchal-ferrant ("fèvre" ou "favre"). C’est lui qui ferre les chevaux, les mules et les vaches, fabrique et répare les versoirs et les pièges en fer des charrues, des attelages, tout l’outillage à main nécessaire aux travaux des champs et les outils des artisans du village. Il forge également les objets de la vie domestique, en particulier ceux qui servent à la cuisine dans l’âtre : crémaillères, landiers, trépieds et grils...
Une enseigne, le bouquet de saint Éloi, où viennent souvent les fers et les outils, signale la présence de la forge. Dans l’atelier aux murs noircis de fumée, plus éclairé par la présence du feu que par la lumière du jour, le foyer et son grand soufflet, l’enclume, la cuve pleine d’eau pour refroidir le fer incandescent occupent la plus grande partie de l’espace. Au-dessus de l’établi appuyé contre un mur sont accrochés des outils et des fers de formes et de tailles diverses. Le travail, bâti en bois et en fer, où l’on sangle les boeufs à ferrer, est souvent installé dans la cour du maréchal.
Le forgeron ou maréchal-ferrant n’est pourtant pas riche. Jusqu’au début du XXème siècle, c’est le troc qui prévaut : le meunier le paie en farine, le fermier en volailles, légumes, grains ou bois de chauffage, d’autres encore troquent leur travail contre celui du maréchal... S’il y a un paiement en numéraire, il se fait deux fois par an, notamment à la Saint-Éloi ou à Noël.
Le maréchal et ses apprentis portent un tablier de cuir à poche, retenu sur les cuisses par des courroies et des boucles de métal en forme de cheval ou de cavalier. La prise du tablier est un rite qui se déroule au cabaret. L’envers du tablier du nouveau forgeron est marqué de l’empreinte d’un verre de vin ou d’une pièce de monnaie et de la signature de ses camarades.
On reconnaît le maréchal compagnon du Tour de France à ses boucles d’oreilles : elles comportent des breloques en forme de fer à cheval.

Un artisan important
Cet artisan et ses apprentis (car il est sous l’Ancien Régime le seul à avoir droit à un nombre illimité d’apprentis, ce qui souligne son importance économique et sociale) travaillent tôt le matin et tard le soir. Voyageurs, cavaliers, paysans se pressent dans l’atelier qui ne désemplit pas. On y veille parfois. C’est un lieu convivial, comme le café ou la place du marché. On y échange nouvelles et potins autour du feu qui réchauffe.
Sûr de lui et expert écouté, le maréchal est aussi vétérinaire, dentiste et guérisseur. Son marteau, comme celui du meunier, a le pouvoir de guérir. En Corrèze, il le brandit au-dessus d’un enfant étendu sur son enclume. Ce simulacre est supposé guérir du carreau, maladie d’origine tuberculeuse, autrefois très répandue.

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Lun 16 Mai - 20:53





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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 19 Mai - 9:58

LES CARDEURS DE LAINE


Les premiers statuts des cardeurs remontent au 14ème siècle. Leur travail consistait à carder, peigner, arçonner la laine et le coton, couper le poil de castor, de lapin, teindre ces matières et les apprêter de façon à ce qu'elles puissent être mises en œuvre. Selon les termes usités, le cardeur devait savoir "croquer, bouter, drecier".

Le cardage à la main se faisait autrefois avec la tête épineuse d'un chardon, appelé "cardère". Mais le chardon a peu à peu été remplacé par des cardes en fer. Il s'agit de deux outils munis d'un manche et recouvert de nombreuses pointes recourbées, appelées "habillage de la carde". Les cardes devaient posséder 48 dents en largeur et avoir la marque du fabricant. Cette marque permettait de désigner le responsable de cardes défectueuses pouvant nuire à la qualité de la laine. Dans ce cas, les cardes étaient brûlées devant la maison du fabricant.

Le cardage est en effet une opération délicate. Le cardeur travaillait sur un chevalet en bois avec une partie en creux aménagée pour y mettre la laine. Le dessus du chevalet permettait d'y attacher une des cardes en plaçant la pince en bas et le talon en haut. Le cardeur tenait l'autre carde à deux mains dans le sens contraire et peignait la laine jusqu'à ce que les petites pointes métalliques dispersent les fibres. Il existait une variété de cardes en fonction de l'avancée du travail: les "placqueresses" pour le premier travail, les "étocqueresses" pour le second, et enfin les "repasseresses" pour le travail de finition.

Par la suite, ces opérations manuelles ont été mécanisées avec l'invention de la cardeuse où les cardes tournent à des vitesses différentes pour que les petites pointes des brosses dispersent les fibres de la toison. Cependant les cardères servent encore à "peigner" les draps, c'est à dire à les gratter pour les rendre pelucheux


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 19 Mai - 9:59

J'ai pas mal d'ancêtres qui sont cardeurs de laine...


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 19 Mai - 10:48

Le calendrier c'est fait pour les curés !

De même qu'ils se fichaient de l'heure qu'il était, nos ancêtres médiévaux ne s'inquiétaient guère de savoir la date, le mois ou même l'année en cours. Bien souvent, ils ignoraient jusqu'au nom des mois. Seules les saisons leur importaient, parce qu'elles déterminaient les travaux à effectuer aux champs.
Le curé, plus instruit, plus au fait de l'actualité, et généralement le seul lettré du village, s'occupait pour eux de suivre le calendrier, et de poser tout au long de l'année, les balises qu'étaient les différentes fêtes religieuses, seules dates qui avaient vraiment un sens à leurs yeux.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 19 Mai - 11:00

pour toutes ces informations.
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 19 Mai - 13:44

merci de nous remémorer la vie des cardeurs
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 20 Mai - 10:11

D'où viennent le nom des jours de la semaine

Tous les jours de la semaine contiennent le préfixe ou le suffixe "di". Il vient du mot latin dies, qui signifie tout simplement jourà . Le lundi est consacré à la lune et les quatre jours suivants à des dieux romains, qui sont aussi des astres :
mardi à Mars
mercredi à Mercure
jeudi à Jupiter
vendredi à Venus

Le samedi sambati dies, est le jour du sabbat.
Quant au dimanche, c'est le jour du Seigneur : dies dominicus


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 22 Mai - 11:11





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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Dim 22 Mai - 20:16

BERGER : Le métier de berger plonge ses racines dans le Néolithique, lorsque nos ancêtres se sédentarisent en pratiquant l’élevage. Longtemps les pratiques et l’outillage restent inchangés, jusqu’au XIXème siècle où la modernisation modifie peu à peu cinq mille ans de tradition pastorale.
La transhumance
Le berger est avant tout pluri-actif. En effet, encore au début du XXème siècle, avoir la garde d’un cheptel implique soin des bêtes et protection contre les prédateurs, parallèlement à la fabrication de beurre et de fromage avec une partie du lait des traites, spécifique aux zones montagneuses. Les troupeaux communaux ou intercommunaux y sont confiés à plusieurs pâtres, sous la responsabilité d’un majoral (maître berger), qui se voit généralement confier la transhumance et la confection des produits laitiers.
La transhumance est, en montagne, la première étape du berger : conduire les bêtes en altitude pendant tout l’été, là où les pâturages poussent avec un léger décalage et fournissent toujours une herbe tendre. Les vaches précédent les ovins car, contrairement à eux, elles ne broutent pas la totalité de l’herbe dans sa hauteur. Une fois tondues et marquées à la poix, les brebis sont ensuite menées à leur tour en haute montagne.

Un outillage réduit au minimum
Suivant les déplacements de son troupeau, le berger se trouve éloigné des zones habitées pour une durée variable. Il doit donc garder sur lui le matériel indispensable à la vie quotidienne. Celui-ci consiste surtout en produits et ustensiles médicaux nécessaires pour d’éventuels soins urgents à apporter aux bêtes, comme les cornes à vitriol.
Une tapisserie française du XVIème siècle montre bergers et bergères portant chacun une ceinture à laquelle sont attachés divers outils : couteau, pinces, ciseaux, petites sacoches, peignes, etc. Cette technique disparaît ensuite au profit du simple sac, souvent confectionné par le berger lui-même, et porté soit à l’épaule, soit en bandoulière, ce qui permet une complète mobilité des bras. Il a aussi à sa disposition des récipients divers, faits dans des essences de bois, différentes selon les endroits ; de même les gourdes, les louches, les cuillères et les spatules qu’il utilise ont une forme et des motifs propres à chaque région.
Lors de la transhumance, le pâtre de montagne habite temporairement plusieurs cabanes, ou bien des igloos de pierres, les orris en Ariège - plus rarement, il dispose d’une cabane portative . Il emporte alors le strict minimum en matière d’objets ménagers, une simple écuelle de bois agrémentée d’une poignée (absence de table oblige), une cuillère de bois et, pour les périodes plus récentes, un batteur culinaire, une tabatière en écorce de bouleau.
Ses activités de fromager lui imposent également un matériel de fabrication un peu plus important, qu’il fabrique souvent lui-même : planches-égouttoirs, moules, tranche-caillé... Par ailleurs, il dispose de montres solaires, encore utilisées au début du XXème siècle par les bergers pyrénéens.

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Lun 23 Mai - 9:55

D’où viennent le, s noms des mois de l’année

Janvier : hommage à Janus, le dieu à double visage, dieu des portes et des passages, donc le dieu parfait pour entamer une année nouvelle.
Février : proviens du bas latin febrarius qui désignait le mois des purifications.
Mars : hommage au dieu romain de la guerre, Mars. Dans le monde romain, le mois de mars marquait le retour de la période des guerres.
Avril : provient du latin aprilis, qui signifiait ouvrir. Allusion au fait qu’Avril est le mois où les fleurs s’ouvrent ;
Mai : du latin maius, mois probablement consacré à la déesse Maïa.
Juin : du latin junius, mois consacré selon les interprétations à la déesse Junon ou au premier consul Junius Brutus.
Juillet : le nom de ce mois semble avoir une double origine. Son nom proviendrait d’une part de l’ancien français juignet, qui signifie « petit juin », et du prénom de Jules César, réformateur du calendrier romain, instigateur du calendrier jullien.
Août : du latin augustus en l’honneur de l’Empereur Auguste.
Septembre, octobre, novembre, décembre : respectivement les septième, huitième, neuvième et dixième mois de l’année romaine, qui commençait en mars .


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 2 Juin - 10:04

Etés pourris et hivers trop doux : Il n’y avait déjà plus de saisons !

Les étés pourris ne datent pas d’hier. Tout comme les hivers trop doux, sans gel ni pluie. Nos ancêtres ont connu plus d’une année où le climat semblait déjà s’être déréglé. Pour eux, de telles années étaient des catastrophes. Mais pas pour les raisons qui sont les nôtres aujourd’hui !
Un été froid et pluvieux, ce n’était pas des semaines de plage gâchées, et un hiver sans neige ne compromettait pas les vacances de ski ! Pour nos ancêtres, esssentiellement ruraux, u dérèglement du climat signifiait que la récolte serait mauvaise, voire détruite. Développement de parasites, manque d’eau, gel tardif détruisant les jeunes pousses, de multiples facteures pouvaient mettre à mal les ressources d’une région. Ce qu’on risquait alors, ce n’était pas une chute du chiffre d’affaires : c’était la disette. Car des temps où les marchandises ne circulaient pas, lorsque la récolte était mauvaise, l’ombre de la famine et de la mort planait sur nos campagnes.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   

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La vie de nos ancêtres
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