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 La vie de nos ancêtres

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NIKA
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 14 Jan - 18:32

Dans mon village il y avait une usine où on traitait les peaux de lapins, je peux vous dire que les gens qui y travaillaient sentaient vraiment mauvais ,le nom de l'usine ????on disait les peaux de lapins , je ne sais pas le nom exact. (Madame untel travaille aux peaux de lapins).


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 22 Jan - 17:58

le soufflet de forge

Le soufflet de mon grand-père passe une retraite paisible au milieu de mon salon. j'aime à le regarder et écouter son histoire.

Je suis un soufflet de forge et je suis né dans un village de Côte d'Or. je suis important au milieu du village Mon maître, le forgeron prend soin de moi. Tôt le matin, après avoir mis son grand tablier de cuir, il allume la forge.
Déjà quelques cavaliers et paysans attendent devant l'atelier, lieu convivial comme le café ou le champ de foire.
le fer est rouge, le forgeron bat l'enclume qui jette des milliers d'étincelles sous le lourd marteau.
le marteau tombe, sonne, retombe et sonne à nouveau. Maintenant, le fer devient flexible et souple. Petit à petit les fers à chevaux, les clous, les anneaux, les croix et les coqs prennent forme sous le marteau.

Le soufflet de forge en connait du monde, il en entend des discussions. Souvent les villageois viennent refaire le monde autour de lui et du forgeron.

Mais l'arrivée des nouvelles technologies éteignent à tout jamais ces beaux soufflet de forges.



le soufflet de mon grand-père dans mon salon
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jean pierre
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 22 Jan - 18:17



Beau récit , en Normandie, j'avais un ami qui lui aussi en avait un dans sa salle à manger.




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Adelette
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 22 Jan - 18:40

Clairette


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Lun 1 Fév - 9:21

SABOTIER :
Dans les campagnes, tout le monde porte sabots, sauf parfois les enfants qui vont nu-pieds. Une situation qui va durer jusqu’au milieu du XXème siècle, il n’y a pas si longtemps... Le métier de sabotier reste pourtant un métier de pauvre, que l’on pratique en forêt et qui nourrit mal.
Sabots des forêts
Les paysans d’autrefois font parfois leurs sabots eux-mêmes : après tout, la matière première est à portée de main - de pied pourrait-on dire - et la forme n’est pas si difficile à tailler. Ce métier reste pourtant l’un des principaux artisanats de l’Ancien Régime. Seul le sabotier connaît l’art de bien les sculpter, de les garnir de cuir ou de les clouter pour les renforcer.
Les sabotiers les plus pauvres travaillent dans la forêt, transportant établi, cabane, famille et basse-cour au gré des coupes. Ils vivent là tout ou partie de l’année, choisissant leur bois (noyer, aulne, pin, bouleau... mais surtout vieux et sain), le dégrossissant, en ébauchant la forme et en creusant les sabots. Ensuite, il faut laisser le bois sécher. Femmes et enfants participent au travail en ramassant des fagots et en allumant le feu.
Les travaux de finition sont effectués au village, où les sabotiers les plus aisés ont une échoppe. Les autres vendent leurs produits sur les marchés, mais aucun sabotier ne vit confortablement de la vente de ses sabots.

Sabots de fête
Les artisans sont les maîtres de l’ornementation des sabots. Mais les paysans décorent aussi leurs sabots de fête au cours des longues veillées d’hiver, une tradition particulièrement vivace dans les régions de montagne. On y dessine souvent des motifs géométriques et on passe le bois au brou de noix pour le colorer et en masquer les imperfections.

La fabrication des sabots
Une fois le bois choisi, l’artisan le débite à la hache, qui lui sert aussi à dégrossir la pièce et à ébaucher la forme générale du sabot. C’est avec la scie qu’il prépare la semelle, avant d’assurer les finitions avec une herminette (petite hache au manche fixé perpendiculairement à la lame). Il faut ensuite creuser le sabot, là où le pied doit trouver sa place. L’artisan pratique la taille sur un petit billot de bois bien calé entre ses jambes. Il esquisse le trou avec une vrille, une tarière ou bien encore un outil qu’on appelle l’amorçoir. Puis il creuse la cavité avec des cuillers à lames très tranchantes et de différentes tailles, employées successivement au fur et à mesure de l’avancée de la percée.
Pour adoucir le bois à l’intérieur du sabot et qu’il ne reste plus ni bosses ni rugosités pouvant blesser le pied, le sabotier utilise un boutoir, c’est-à-dire une lame effilée en demi-cercle, emmanchée au bout d’une barre qu’il fait tourner pour bien râper et lisser la forme intérieure. Il se sert aussi d’une ruine, une très fine lame courbe, pour les finitions.
Pour l’extérieur, il assure la forme définitive avec un paroir, longue lame souvent fixée à l’établi. Il ne reste plus ensuite que les finitions : la fixation d’une bride en cuir (on l’effectue souvent au dernier moment, sur le pied du client, pour mieux ajuster le sabot), la pose de clous sous la semelle pour renforcer le bois qui s’use vite sur les chemins caillouteux, mais parfois aussi le dessin sur le sabot des ornementations (frises dans le bois, petites rainures réalisées avec une rainette).

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.




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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mer 9 Mar - 11:49

Bien lointains ancêtres, mais comme je ne savais pas vraiment où mettre le sujet...

Hier j'ai rencontré un historien Claude-Clément Perrot.

Dans le local de son association, situé à côté de la bibliothèque de Saint-Mammès, Claude Clément-Perrot montre ses trouvailles et s’enthousiasme devant les restaurations effectuées.
Ce moment a été magique.

Mon fils fait parti de son association : Centre de recherche et de documentation médiévales et archéologiques de Saint-Mammès (CRDMA) depuis sa création en 1967.

Et il peut raconter pendant des heures nombre d’histoires et d’anecdotes sur les monuments et bâtiments de Saint-Mammès mais aussi de Moret-sur-Loing, Montarlot ou Le Vaudoué.

Claude-Clément Perrot est aussi conférencier spécialiste de l’Ordre des Templiers et propose des visites guidées historiques à Moret et Saint-Mammès.


En ce moment ils fouilles autour de cette chapelle qu l'association a acheté :


http://www.templedeparis.fr/actualit%C3%A9s-1/chapelle-de-fourches/
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mer 9 Mar - 11:52

C'est bien là, Mane ...


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 11 Mar - 11:15

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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 11 Mar - 18:25

MERCI MANE

je n'ai pas tout lu mais c'est super.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 25 Mar - 9:24

La banlieue au temps des villes fortifiées

Au Moyen âge, le terme banlieue existait déjà. Il désignait une zone large d'une lieue, entourant la ville fortifiée, sur laquelle celle-ci possédait un droit de ban, c'est-à-dire la possibilité de légiférer. La banlieue, c'était donc cette bande d'une lieue de largeur qui dépendait de l'administration de la ville. Le terme s'étant perdu, ce fut longtemps le mot faubourg qu'on employa pour désigner la périurbanisation des villes. Le mot banlieue est réapparu au XIXème siècle, et à peu à peu supplanté le mot faubourg, que le temps a souvent incorporé aux villes intra-muros.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 25 Mar - 10:28

C'est ma période historique préférée !

Expressions de cette époque

A bride abattue
La «bride» est le «harnais placé à la tête du cheval et destiné à l’arrêter ou à le diriger, selon la volonté du conducteur». Une façon de laisser à la bête l’entière liberté de ses mouvements est naturellement de lui «laisser la bride sur le cou», symbole de parfaite non-directivité. On peut aussi «tourner bride» : faire un demi-tour complet, et généralement détaler dans le sens inverse.

Aller au diable Auvert
À l’époque médiévale sela signifiait s’engager dans une expédition dangereuse. Cette locution s’en tend particulièrement aujourd’hui dans le sens de aller chez le diable, partir en cavalle. Auvert est une corruption de Vauvert; on disait autrefois : Aller au diable Vauvert. Le V a été mangé dans la rapidité du discours.
Le château de Vauvert ou Val-Vert situé près de Paris, du côté de la barrière d’Enfer, avait été habité par Philippe-Auguste après son excommunication ; il passait depuis cette époque pour être hanté par des revenants et des démons. Saint Louis, pour désensorceler ce château, le donna aux Chartreux en 1257. Aller au diable Auvert prends donc tout son sens.

Avoir un nom à coucher dehors
À l’époque médiévale, les personnes étaient jugées et classés dans les auberges selon leur nom. Les aubergistes de ce temps se fiaient sur celui-ci pour accomoder ou nom les clients. Ainsi, ceux qui avaient des noms de famille nobles pouvaient avoir accès à des chambres dans l’auberge alors que d’autres ne pouvaient pas. Ainsi selon son nom on pouvait refuser une personne d’où est née l’expression «avoir un nom à coucher dehors».
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mar 29 Mar - 9:15

Au temps où les ponts étaient habités

Enfermée dans ses murailles, la ville médiévale a déjà un problème de place, si bien que ses rues sont étroites et que partout, les constructions se chevauchent et se resserrent. Au Moyen Age, même les ponts enjambant fleuves et rivières sont habités ! Ils sont couverts de maisons, d’ateliers et de commerces et leur tablier abrite de nombreuses activités, comme des moulins ou des lavoirs, qui ne laissent la plupart du temps qu’une seule arche libre pour la navigation.
C’est pourquoi les ponts menacent constamment de s’effondrer. Catastrophe qui ne manquait pas d’arriver à Paris, où l’occupation des ponts enjambant la Seine a pris des proportions délirantes. Le 1er mars 1658, en pleine nuit, la Seine en crue emporte deux arches du pont Marie ainsi que les vingt maisons qui les occupent, causant a mort d’une soixantaine de personnes. En 1769, la décision sera prise de détruire toutes les constructions occupant les ponts de la capitale.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mar 29 Mar - 10:53

Bachelier
Est le lycéen qui a réussi les épreuves du Baccalauréat. Déjà au Moyen Âge, le terme désignait l’étudiant titulaire du premier grade universitaire.
Au XIe siècle, le bachelier était un jeune noble, chevalier ou écuyer, qui servait sous les ordres d’un seigneur plus âgé. Le jeune homme devait faire ses preuves afin d’héritier du fief paternel. Lorsqu’il ne possédait pas de fortune, il devait redoubler d’audace pour se trouver un protecteur ou un riche beau-père.

C’est une autre paire de manche
sens : C’est une autre affaire.
Au Moyen Âge, les manches des vêtements n’étaient pas cousues de manière définitive, mais simplement ajustées au dernier moment. Les dames pouvaient, en signe d’attachement, remettre leur manche à leur chevalier qui l’arborait alors à sa lance ou à son écu lors des tournois.
Ce gage amoureux est devenu symbole d’engagement au point qu’on en ait oublié son origine aristocratique et galante.

Convoquer le ban ou l’arrière-ban, publier le ban
S’adresser à tous ceux dont on espère l’aide. A l’origine, le ban était une proclamation du seigneur, une défense ou un ordre. Le suzerain avait le droit de mobiliser, en cas de besoin, ses hommes mais aussi ceux de ses vassaux. Il convoquait alors le ban et l’arrière-ban. On publie encore le ban dans les église pour un mariage.

Une cotte mal taillé
Estimation approximative, compromis qui ne satisfait personne.
La cotte (qui s’écrivit longtemps cote) était au Moyen Âge une tunique qui, si elle était mal taillée, ne convenait à personne.
La cote est un impôt de la fin du Moyen Âge. Lorsqu’elle était taillée, elle signifiait établie, répartie entre les contribuables.

Un coup de Jarnac
Sens : Traîtrise, coup bas inattendu.
Lors d’un duel entre Guy Chabot, comte de Jarnac, et François de Vivonne favori du roi Henri II, Jarnac entailla inopinément et traîtreusement le jarret de son adversaire. Le roi pardonna au comte, car celui-ci avait tout de même préservé la vie de Vivonne. Ce dernier, rageur et honteux, arracha les bandages protégeant sa blessure et en mourut trois jours plus tard.
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mer 30 Mar - 9:25

Des dédales où les rues n’ont ni nom ni numéro

Dans la ville du Moyen Age, les voies ne sont pas numérotées. Pire, elles ne portent généralement pas de nom, à moins qu’elles ne desservent un lieu caractéristique, auquel cas l’usage leur fait adopter un nom fonctionnel : rue de l’Eglise, rue des tanneurs, place du marché …
Comment s’y retrouver dans u dédale de ruelles ne portant ni noms, ni numéros ? Eh bien, on se repérait soit grâce aux églises, ponts et autres monuments, soit grâce aux enseignes en fer forgé des commerçants et artisans, qui faisaient, dans la ville d’autrefois, office de signalétique publique.
A Paris, il faudra attendre le XVIIIè siècle et le règne de Louis XVI pour qu’un système de numérotation des voies soit mis au point. Mais le système aujourd’hui en vigueur dans la capitale a été élaboré sous le règne de Napoléon 1er.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 31 Mar - 8:02

Le cimetière des innocents fermé pour cause de puanteur !

En fonction depuis l’Antiquité, le cimetière des Innocents posait au XVIIIè siècle un véritable problème sanitaire à la ville de Paris car il s’en exhalait des relents pestilentiels et malsains… D’autant plus malsains que quelques rues plus loin, se trouvait le plus grand marché de la capitale, les fameuses Halles de Pris. En 1775, les inhumations y furent interdites, et en 1786, il fut complètement vidé de ses ossements qui furent déplacés dans le faubourg de la Tombe-Issoire, un quartier désormais annexé à Paris. A l’emplacement de l’ancien cimetière puant, un marché s’est depuis installé : un marché aux fleurs …


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 31 Mar - 10:30

La vie des paysans au Moyen Âge


le viticulteur, Barthélemy l'Anglais,


Le verbe latin dont le sens est travailler (laborare) a donné le français labourer. Cela en dit long sur le sens large, dans les trois ordres sociaux médiévaux, de celui des Laboratores : ceux qui travaillent. Si ce mode de vie représente celui des neuf dixièmes de la population, il y a dans cet ordre des différences de statut social, notamment entre serfs et vilains. Ces derniers, que l'on appelle aussi alleutiers, ne sont pas rattachés à la terre du seigneur, mais doivent la travailler et payer des impôts. Les serfs, en revanche, appartiennent au seigneur et à sa terre, et ils sont « vendus » avec le domaine si le seigneur s'en sépare. En échange de sa protection militaire, ils doivent au seigneur une partie de la récolte et des travaux gratuits (corvées) : creusement de puits, entretien de ponts, curage des fossés, empierrage des chemins, réparation des enclos, etc. Dans cette société où les affrontements guerriers peuvent détruire les moyens de production agricoles et entraîner des disettes, la vie des paysans est extrêmement dure et aléatoire. Vie de labeur permanent, rythmée par l'adaptation des travaux des champs à la journée solaire, aux saisons et à leurs aléas climatiques. Le cycle labours, semailles, récoltes dessine l'année en calendrier rigoureux, lui fait épouser les formes strictes de l'almanach et le pli de ses éphémérides : phases de la lune et leurs influences agricoles, etc. Ce calendrier est en même temps une liturgie : le temps journalier est mesuré par les cloches du village qui scandent les heures du jour et leurs offices, le temps annuel par le calendrier chrétien et ses cycles de fêtes. La situation alimentaire des paysans est instable, mais son modèle repose sur trois bases : le pain, le vin, et le companage, mot significatif : ce qui accompagne le pain. On pourrait dire plus souvent : le pain, la soupe, et ce qui l'accompagne... Les céréales sont la base de l'alimentation, mais le blé étant vendu ou prélevé comme céréale noble (farine de froment), les paysans se contentent des céréales secondaires : seigle, orge, épeautre. L'autre base alimentaire concerne les légumes secs : fèves, pois, haricots secs, lentilles. Ce mode de vie suscite le mépris de l'aristocratie, qui traite les pauvres de mangeurs de vieux lard. On raille leurs préparations bouillies, alors qu'au château on privilégie le grillé et le rôti, symboliques du puissant et de la chasse : le carné, le saignant. L'habitude carnée des paysans est, elle, d'origine domestique : moutons (ils fournissent aussi laine, cuir et fourrure), porcs, poules et leurs bœufs. Ils vivent dans des maisons de boue séchée ou de bois, en pièce unique de terre battue, partagée durant l'hiver avec le bétail et son apport de chaleur. L'habitation est chauffée en journée par un foyer central, enfoui la nuit sous les cendres, de crainte des incendies : le couvre-feu. En dehors des villages, la forêt reste à toute heure une proximité magique et hostile, incarnant à la fois le sauvage et la survenance de l'imprévu : hordes de brigands ou de guerriers.
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NIKA
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Jeu 31 Mar - 18:13

vos articles . :Merci:

(A cette époque là , nos paysans ne faisaient pas grève) .


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 1 Avr - 9:05

Je vous admire de prendre du temps pour de telles recherches. C'est très intéressant. Je ne viens pas lire tous les jours mais quand je viens je reste collée un moment à ces pages.
Comme la vie a changé n'est-ce-pas ?
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 1 Avr - 10:41

Merci les filles !

La vie des seigneurs au Moyen Âge



Repas des noces d'arus et de la fille d'Olivier, enluminure de Loyset Liédet

Succédant à l'Antiquité, le Moyen Age est une longue période. On considère généralement qu'il a débuté en 476, avec la chute de l'Empire romain d'Occident, et a pris fin en 1492, date de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb.

On ne peut donc porter un regard unique sur mille ans de vie quotidienne médiévale. La division de la société en « trois ordres » les Bellatores (ceux qui combattent), les Oratores (ceux qui prient), les Laboratores (ceux qui travaillent) se rompt à la fin du XIIIe siècle. L’émergence des villes, de la bourgeoisie et des marchands, amène à la création d’un tissu social urbain complexe. Les paysans continuent à représenter la majorité de la population et sont la base matérielle et le fondement de l'activité économique. Il en résulte des relations nouvelles entre ville et campagne, entre seigneurs et « banquiers », producteurs et commerçants. Les grandes foires en sont un élément original, qui font se croiser avec la vie du terroir les flux nouveaux des voies commerciales qui traversent les grandes villes .

Dans les trois ordres de la société médiévale, les nobles sont qualifiés du latin de Bellatores : ceux qui font la guerre. S'il y a plusieurs échelons de puissance chez les nobles, selon les terres gouvernées, ils adoptent un même mode de vie : l'habitat (maison forte, château fort), l'alimentation surabondante, l'apparat de la vie de cour (banquets, danse, musique), des activités assez violentes, comme chasse et tournoi, en rapport de simulacre avec celle de la guerre. Le luxe assied symboliquement le seigneur dans son autorité et prestige : un mode de vie en représentation, dont la profusion doit rester visible, hors de tout souci de mesure. Conserver table ouverte par exemple est indispensable, et permet de produire apparitions de domestiques, effets de service, souvent entrecoupés d'attractions. Les festins sont « mis en scène » pour donner à voir les différences de statut social des convives, le seigneur qui accueille devant être servi de façon plus copieuse que les hôtes. La viande est l'aliment symbolique de la noblesse, image de force et de vigueur. Elle reflète sa capacité à la vénerie (chasse à courre du gibier), image elle-même de sa disposition à affronter la nature sauvage, le danger du gros gibier, donc la guerre. La chasse illustre la maîtrise de ses forêts, comme la pêche, souvent en étangs rationalisés, illustre la tenue en main des autres richesses vivantes de ses terres. Ainsi de la fauconnerie (chasse à l'aide d'oiseaux dressés) : le seigneur gouverne au monde des oiseaux, forme ses gens à façonner l'ordre naturel de son territoire. Les réceptions des nobles au château permettent d'affirmer cet ordre des choses, de réunir des vassaux qui viennent avec leur famille. C'est l'occasion pour la châtelaine d'être entourée d'autres dames, de pratiquer avec elles en privé divers travaux de couture, broderie ou filage ; Le mode de vie assez séparé au plan des sexes est lié à un mariage qui répond peu à une inclination réciproque mais est le moyen de renforcer une lignée, d'associer des territoires, de mettre fin à une guerre. Ce statut non amoureux du mariage, qui met la femme sous tutelle masculine, est équilibré par l'amour courtois : on considère licite que l'épouse d'un grand seigneur accepte l'engagement de fidélité d'un chevalier célibataire ; ce jeu d'amour, en principe non charnel et basé sur le don de soi du chevalier, est très codifié : regards, baisers, requêtes et actes de prouesse de chevalerie de l'amant (tournois, etc.).




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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 1 Avr - 12:07

Le supermarché des forêts

Autrefois, la forêt n’était pas ce lieu de promenade agréable où l’on va se ressourcer et se livrer à des activités de loisirs. Avant l’Accro-branches et le parcours Vita, la forêt était une véritable ressource, que nos arrière-grands-parents parcouraient pour s’y procurer des tas de choses utiles qu’ils y trouvaient en abondance. Bois mort pour le chauffage et la cuisson, fruits rouges, plantes aromatiques et curatives, herbes destinées à nourrir les animaux, mousses utiles pour en faire des paillasses, charbon de bois, on trouve tout dans la forêt. Ce qui en fait un lieu vivant où l’on rencontre bûcherons, scieurs de long et chasseurs (ou) contrebandiers, lorsque la chasse était un privilège seigneurial). Un lieu habité, également par de nombreux artisans qui y ont élu domicile ou y ont installé une cabane destinée à abriter certaines de leurs activités.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Lun 4 Avr - 9:32

Les villes enrichies achètent leur indépendance

Au début de l’époque féodale, les villes sont peu nombreuses et peu peuplées. La population se compose essentiellement de paysans qui cultivent la terre. A partir du XIè siècle, les villes commencent à se développer et à s’animer. Les commerçants s’y rassemblent en corps de métiers. Les artisans y forment leurs successeurs, les compagnons. Le commerce se développe et de grandes foires se tiennent. Puissantes et riches, certaines villes finissent par contester la toute-puissance du seigneur local sur leur destin. Certaines finiront par lui acheter leur indépendance. Ainsi, elles pourront organiser elles-mêmes leurs lois, leur économie et leur sécurité.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Lun 4 Avr - 10:52

Adelette

Spectacles, tournois et fêtes au Moyen Âge


Walter Von Klingen, chevalier de la cour du Roi Rodolphe 1er,lors d'un tournoi.
Nous interdisons ces foires détestables où viennent les chevaliers pour exhiber leurs forces. Ils s'y rassemblent avec une audace téméraire et il advient souvent mort d'homme et péril pour les âmes. À ceux qui y trouvent la mort, on refusera une sépulture chrétienne. Ainsi le concile de Clermont, en 1130, condamne-t-il les tournois, ces « spectacles » très populaires du Moyen âge. Pour la gloire, pour une dame, pour relever un défi ou pour de l'argent, des chevaliers et des princes se lancent dans ces simulacres de batailles, qui peuvent aller jusqu'À la mort de l'adversaire. Ils sont un étrange substitut À la guerre, parée alors du statut du divertissement. Le tournoi, À mi-chemin entre fête militaire et entraînement en temps de paix, vient retoucher et actualiser les hiérarchies du moment de la noblesse guerrière. C'est une vaste foire aux seigneuries, aux fiefs, fortunes, rançons et chevaux : un vainqueur recevant non seulement le prix en jeu, mais encore les armes, les chevaux et la personne même du vaincu, lequel, considéré comme prisonnier, ne recouvre la liberté que sous une rançon. Aux danses et fêtes qui encadrent ces rencontres, les jeunes femmes participent... Le tournoi est un divertissement qui ne brasse pas toute la société, mais permet au tout-venant des chevaliers de se confronter aux ténors de la haute noblesse. Dans la seigneurie, le château abrite des divertissements moins violents, comme le passage de petits spectacles : saltimbanques, ventriloques, conteurs, bouffons, mimes, passent de palais en châteaux, jusqu'aux plus petites cours. Funambules, lanceurs de couteaux, musiciens, montreurs d'ours, peuvent se retrouver jusqu'au village. Tous ces bateleurs ont des publics au château comme au village. Mais les habitants des campagnes se divertissent surtout lors des fêtes ; les fêtes religieuses elles-mêmes peuvent être des occasions de réjouissance, certaines d'entre elles prenant la place d'une fête païenne antécédente : Carnaval par exemple, que l'église a absorbé dans le temps de Pâques, lui faisant marquer le Mardi-gras, veille de l'entrée en Carême. D'autres fêtes restées plus laïques scandent l'année : fête de l'âne (dite fête des innocents), fête des fous, fête de la Saint Jean, fête du Boeuf gras. Il y a aussi des fêtes purement agricoles : lors des moissons, le seigneur organise de vastes banquets de plein air pour encourager ses sujets.
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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mar 5 Avr - 10:58



Des dédales où les rues n’ont ni nom ni numéro

Dans la ville du Moyen Age, les voies ne sont pas numérotées. Pire, elles ne portent généralement pas de nom, à moins qu’elles ne desservent un lieu caractéristique, auquel cas l’usage leur fait adopter un nom fonctionnel : rue de l’Eglise, rue des tanneurs, place du marché …
Comment s’y retrouver dans u dédale de ruelles ne portant ni noms, ni numéros ? Eh bien, on se repérait soit grâce aux églises, ponts et autres monuments, soit grâce aux enseignes en fer forgé des commerçants et artisans, qui faisaient, dans la ville d’autrefois, office de signalétique publique.
A Paris, il faudra attendre le XVIIIè siècle et le règne de Louis XVI pour qu’un système de numérotation des voies soit mis au point. Mais le système aujourd’hui en vigueur dans la capitale a été élaboré sous le règne de Napoléon 1er.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Mer 6 Avr - 9:36

Une ville de dingues

Quand les villes n’étaient que des bourgs minuscules, déjà le paysan s’en méfiait, autant qu’il y était attiré. Et déjà, les citadins, faignant ‘oublier leurs racines campagnardes, s’empressaient de le prendre pour un nigaud, lorsqu’il venait à passer en ville à l’occasion d’une foire ou d’une visite.
Imaginez la stupeur du campagnard habitué au silence et aux espaces vides, entrant dans cette fournaise dont les habitants ont tôt fait de le remarquer ! Sans repères, déboussolé par le bruit, l’activité incessante, y compris la nuit, les cris des marchands, les richesses qui s’étalent, les odeurs qui se mélangent entrer en ville est toujours pour lui source de grandes émotions.
Car la ville est un lieu dangereux, agressif, mais aussi celui de toutes les tentations et de toutes les convoitises. C’est ici que des richesses se forment, que des aventures incroyables se produisent. Dans les rues mal famées, les lieux de perdition se multiplient : des marchands de vin où l’on s’ivrogne aux lanternes rouges signalant les lieux de plaisir, la ville est comme un chaudron infernal.


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MessageSujet: Re: La vie de nos ancêtres   Ven 8 Avr - 10:49

Alimentation et hygiène de vie au Moyen Âge


Livre de Propriétés des Choses, enluminure fin XVe siècle

Alimentation et hygiène de vie doivent suivre l’alternance des jours « gras » et jours « maigres » du calendrier religieux, et le « Vivre en bon chrétien » définit ici la bonne mesure entre besoins du corps et salut de l’âme. La viande, perçue comme liée au péché de chair, est interdite les jours maigres. De même, aliments à base de graisses animales, œufs et laitages, le sont pendant le Carême. Ce temps pascal du Carême englobe le renoncement aux plaisirs sexuels, autre pulsion « animale » que le chrétien doit être apte à maîtriser. Durant toute l’année, la viande est prohibée le vendredi, jour de la mort du Christ, et donc jour maigre de la semaine chrétienne. Les aliments proscrits sont remplacés par le poisson, dont la nature est « froide et humide », sans vision de sang, et donc ne risque pas d’échauffer le mangeur, de l’inciter à « l’incendie de la luxure ». Ces prohibitions alimentaires, encore plus dures dans les monastères, touchent tous les corps sociaux, mais sont moins pénibles chez les élites sociales, qui, ayant plus de facilité et de choix de nourriture, peuvent transformer une cuisine de substitution en un nouveau raffinement. L’aristocratie est mieux protégée des risques liés à la nourriture : elle a des échappatoires à la disette lorsque celle-ci frappe une campagne qui ne se nourrit que de champs dont une guerre vient de détruire les récoltes. Le régime alimentaire paysan lié à une terre unique présente des déséquilibres : le pain a une place centrale, toute mauvaise récolte de céréales est un fléau. Les plus pauvres, au moment d’une grande famine comme celle de 1033, se sont vus contraints de manger racines, herbes des ruisseaux, et toute sorte de charognes. Les médecins sont peu nombreux, seuls riches et nobles accèdent régulièrement à leurs services, les paysans et travailleurs ayant surtout accès à des guérisseurs populaires, ou à des femmes, nombreuses à avoir acquis des pratiques de soins essentielles. L’hôpital, terme englobant dispensaires pour pauvres, cliniques pour blessés, maisons pour aveugles, boiteux, malades mentaux, doit beaucoup à la contribution de l'Église. Les hôpitaux monastiques développent, avec des auxiliaires laïcs, des hospices pour les pèlerins victimes d’épidémies et de maladies chroniques, travaillent à l’isolement de la peste et de la lèpre. Les Religieux de Saint Antoine soignent le « mal des ardents », le plus meurtrier du Moyen Âge, contracté par intoxication alimentaire de seigle avarié. Il provoque des gangrènes, un état hallucinatoire proche de la démence, consume ses victimes comme un feu dévorant. L’hygiène dans les foyers varie selon l’ordre social, mais il n’y a pas de pièce dédiée à la toilette, un baquet de bois se posant ici ou là, ceux qui n’ont pas d’accès au savon se servant d’un mélange de saponaire (racine) et de graisse animale. On se frotte rarement les dents, sauf dans les milieux nobiliaires, où l’on utilise du corail en poudre et de l’os de seiche écrasé, et un cordon de soie en guise de fil dentaire. Pour certaines couches sociales des grandes villes, l’hygiène devient un art de vivre, les étuves y sont assez nombreuses au XIVe siècle. Dans ces établissements, on peut y boire et manger sur une planche posée au-dessus du bain, se baigner en compagnie.
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La vie de nos ancêtres
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